Le tribunal de commerce d'Amiens a laissé un délai d'une semaine pour « trouver une autre solution ou préparer la liquidation », a expliqué Georges Figueras, délégué syndical FO. La liquidation entraînerait le licenciement des 130 salariés et la disparition de la marque en France. Lors de « l'audience de cession » vendredi, toutes les parties se sont prononcées pour la liquidation, a-t-il poursuivi. « Je ne crois pas au miracle, et nous ne sommes pas à Noël. (...) Nous n'avons pas tellement de marge de manoeuvre », a-t-il déploré.
Le même scénario se profile également en Belgique, où Lee Cooper compte une trentaine de salariés, a ajouté M. Figueras, car Verywear s'était également déclaré candidat à la reprise de Lee Cooper en Belgique. Selon M. Figueras, le groupe nordiste, qui n'a pu être joint en début d'après-midi, s'est retiré car il n'a pas obtenu ce qu'il voulait concernant les contrats de licence, et parce que ses banquiers lui
déconseillaient de continuer.
Lee Cooper France a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Amiens après la faillite de la maison-mère. Il s'agit de la plate-forme de distribution européenne de la marque. Son
actionnaire, le groupe Sun Capital Partners, possède notamment en France la marque Dim. Le fonds a décidé de se désengager tout en déposant la marque Lee Cooper à Chypre afin de garder la main sur les licences, selon les syndicats.
Lee Cooper France a délocalisé sa production en Tunisie au milieu des années 1980. Elle n'emploie plus aujourd'hui que 130 salariés en France, à Saint-Ladre (Oise) et dans ses services administratifs et commerciaux à Paris. Le groupe Verywear, basé dans l'agglomération lilloise, revendique 110 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 1.000 salariés, pour 56 magasins.