Démantèlement d'un trafic de fleur de cannabis : 11 interpellations dans le bassin minier
Publié le mercredi 05 mai 2010 à 16h34 - AFP
Onze personnes soupçonnées d'avoir organisé un réseau international de trafic de fleur de cannabis entre la France et les Pays-Bas ont été interpellées et placées en garde à vue mercredi matin tandis que près de 200.000 euros et des armes ont été saisis, a annoncé la gendarmerie.
Ce trafic, organisé depuis plusieurs années, aurait permis d'écouler une quantité importante - de l'ordre de la tonne, voire au-delà selon les estimations de la gendarmerie - de fleur de cannabis, appelée amnésia. La cellule d'enquête mise en place depuis près d'un an, dirigée par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Lille, avait d'ailleurs été baptisée du nom de cette fleur.
« Go-fast »
Les trafiquants présumés s'approvisionnaient directement aux Pays-Bas, ou se faisaient livrer en Belgique, grâce à des « go-fast », qui consistent à transporter les stupéfiants à vive allure en voiture. Ils auraient acheté ce type de stupéfiants 7.000 à 7.500 euros le kilo, alors que le prix de l'herbe de cannabis classique varie entre 1.500 et 2.200 euros.
Sur commission rogatoire d'un juge d'instruction lillois, une centaine de gendarmes, dont sept équipes cynophiles, ont interpellé les onze suspects et ont procédé à une série de perquisitions dans la région du bassin minier. Outre l'argent et cinq armes de guerres et fusils à pompe, des véhicules et équipements ont été saisis. Les interpellés étaient « très méfiants » et connaissaient les techniques d'investigation des forces de l'ordre, selon la gendarmerie.






