Total fait le «pari» de rallier les salariés de Dunkerque à son projet
Publié le mardi 09 mars 2010 à 10h39
Une employé de la raffinerie Total à Mardyck passe, ce mardi matin, devant une guillotine installée par les ouvriers. Elle symbolise la mort de la raffinerie. Photo Ph. Huguen - AFP
Le secrétaire général de Total Jean-Jacques Guilbaud, s'est dit «optimiste», mardi, pour rallier les salariés de la raffinerie de Dunkerque, dont le groupe a annoncé la fermeture, au projet alternatif présenté pour garantir l'emploi.
Le directeur général du raffinage-marketing Michel Bénézit a quant à lui indiqué sur Radio Classique que le groupe allait annoncer mercredi des mesures pour les quelque 400 sous-traitants affectés, répondant ainsi positivement à un souhait en ce sens du ministre de l'Industrie Christian Estrosi.
« Je fais le pari que nous arriverons à expliquer et à faire partager ce projet » de « mutation industrielle », a estimé M. Guilbaud sur BFM.
Lundi, Total a promis de maintenir une activité industrielle à Dunkerque, via un port méthanier, un centre d'assistance technique au raffinage, un centre de formation et un dépôt logistique, pour garantir les 370 emplois de la raffinerie. « Ce projet nous y croyons et nous pensons même qu'il est totalement exemplaire », a défendu Jean-Jacques Guilbaud.
Interrogé sur l'opposition des salariés, dont les représentants menacent de saisir la justice et de lancer une nouvelle grève, M. Guilbaud s'est voulu rassurant.
« Ils sont des raffineurs et ils resteront des raffineurs, mais quand on est raffineur on peut aussi être opérateur et rendre des services », a plaidé le secrétaire général.
M. Guilbaud s'est ensuite attelé à défendre la décision de Total de fermer la raffinerie de Dunkerque.
« Protéger l'industrie c'est aussi de temps en temps savoir évoluer », a-t-il répété car la crise pétrolière a montré que « la consommation de pétrole et de produits pétroliers baisse » dans l'hémisphère nord.
Selon M. Guilbaud, les mutations industrielles sont « difficiles », et particulièrement en France. « Il faut beaucoup de pédagogie, il faut beaucoup d'efforts ». Il s'agit de « travailler » avec les salariés et les élus de la région de Dunkerque « pour retrouver les emplois qui ont pu être affectés, les emplois de sous-traitance par exemple ».
« Il y a une table-ronde demain à la préfecture (du Pas-de-Calais, ndlr) où nous ferons nos propositions (pour les sous-traitants) », a précisé sur Radio Classsique Michel Benezit
AFP


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...