Depuis juillet, les chantiers navals Wauquiez ont été placés sous procédure de sauvegarde pour sortir de la crise. Le Pdg de la société a fait appel à des investisseurs privés et publics pour renflouer sa trésorerie dont le numéro un de la plaisance Bénéteau.
Mais ce dernier ne serait plus prêt à verser les 500 000 euros. Un revirement qui plombe l'entreprise installée à Neuville-en-Ferrain. Le tribunal de commerce pourrait à l'issue de l'audience décider de la liquidation judiciaire des chantiers Wauquiez. Si c'est le cas, les salariés promettent de durcir le ton. "Il y a encore des bateaux à terminer mais on bloquera l'usine", prévient un délégué Force Ouvrière. Pourtant, avant le Pdg Hugues Thiébaut a trouvé des partenaires financiers. Verdoso, l'actuel propriétaire, s'est engagé à injecter 600 000 euros. La communauté urbaine de Lille, la Région et Finorpa, eux, sont prêts à investir près de 600 000 euros. Mais sans Bénéteau, la survie des chantiers Wauquiez semble donc compromise. 65 salariés sont suspendus à la décision du tribunal.