Régionales: la gauche nettement favorite à deux semaines du premier tour
Publié le samedi 27 février 2010 à 13h51
Deux semaines avant le premier tour des élections régionales, le 14 mars, la gauche semble avoir pris une nette longueur d'avance sur la droite qui ne bénéficie que d'une faible réserve de voix pour le second tour. Le FN serait en retrait partout, sauf dans en Nord-pas-de-Calais et PACA.
L'objectif de Martine Aubry, la numéro un du PS, de voir une France « toute rose » au soir du deuxième tour semble de plus en plus réalisable alors que l'UMP, qui affirmait l'été dernier pouvoir reprendre plusieurs régions à la gauche, est devenue beaucoup plus modeste. « La droite s'apprête à prendre une déculottée historique », a affirmé un ancien ministre UMP , sous couvert de l'anonymat.
Faible réserve de voix pour l'UMP
Pour Frédéric Dabi (Ifop), le rapport de force actuel est très favorable à la gauche, « encore meilleur qu'aux précédentes élections régionales de 2004 », quand 20 des 22 régions métropolitaines avaient été gagnées par le PS et ses alliés. De son côté, la droite parlementaire est dans une situation paradoxale, estime-t-il. Dans toutes les régions, sauf en Ile-de-France, les intentions de vote au premier tour ne sont pas très éloignées du score de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Mais sa très faible réserve de voix « est insuffisante pour créer une dynamique de vote » au second tour.
Le Front national, qui paraît en retrait par rapport à 2004, sauf en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Nord-Pas-de-Calais, peut néanmoins être présent au second tour dans une douzaine de régions. « Il aurait alors un rôle mortifère pour la droite », estime M. Dabi. « Avec le débat sur l'identité nationale, l'affaire des restaurants hallal ou celle des minarets, il y a un climat où le Front est suffisamment audible pour attirer l'attention », ajoute-t-il. Et pour Denis Jeanbart (OpinionWay), ses électeurs préfèreront s'abstenir que de voter UMP au second tour.
A la gauche de la gauche, le Front de gauche est en passe de confirmer sa bonne tenue aux Européennes, aux dépens du NPA d'Olivier Besancenot, relève M. Dabi.
A l'inverse, le MoDem s'effondre. A part l'Aquitaine, il n'y a pas une région où il dépasse les 5-6% dans les intentions de vote. Il souffre de deux handicaps, affirme M. Dabi: c'est un parti jeune qui a peu de têtes de listes connues, et il manque de visibilité sur l'échiquier politique. Pour Denis Pingaud (OpinionWay), son président François Bayrou rassemble un électorat de droite opposé à Sarkozy et un autre électorat beaucoup plus antisystème que celui d'Europe Ecologie qui est intégré dans le paysage politique.
Les écologistes confirment leur bonne tenue des européennes, avec toutefois un léger retrait qui peut s'expliquer « par le retour au bercail des électeurs socialistes qui avaient voté pour eux en 2009 », analyse M. Dabi. Opinion partagée par M. Pingaud qui considère que les intentions de vote d'Europe Ecologie pour les régionales restent à 14%. 73% de ces électeurs approuvent la stratégie d'autonomie aux régionales, ajoute-t-il, estimant que c'est un début de cristallisation autour de la marque Europe Ecologie.
Vers un record d'abstentions
Par ailleurs, tous les analystes s'attendent à un record d'abstention. 46% pour M. Dabi, près de 50% pour M. Jeanbart. Pour ce dernier, les régionales de 2004, avec une hausse de la participation par rapport aux précédentes de 1998, marquent une exception dans un cycle abstentionniste. C'étaient les premières élections depuis la présidentielle de 2002 et les électeurs de gauche qui regrettaient Lionel Jospin ont massivement voté. « Cette année, relève M. Dabi, le potentiel de mobilisation est plus fort à gauche qu'à droite », un nouvel avantage pour cette première.



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contribuable : il n'y a pas de multimillionnaire au PS comme dans...
Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...