Total confirme que la raffinerie des Flandres ne raffinera plus de brut
Publié le mardi 09 février 2010 à 12h17
La raffinerie des Flandres, près de Dunkerque, arrêtée depuis le mois de septembre, «ne fermera pas» mais ne raffinera plus de pétrole brut non plus, a affirmé Michel Bénézit, directeur général du raffinage et marketing du groupe pétrolier.
« Il s'agit d'une mutation, d'une transformation de notre établissement des Flandres qui ne fermera pas, quoi qu'on en dise, qui raffinait et qui fera autre chose demain », a déclaré M. Bénézit sur la chaîne LCI.
Lors d'un comité central d'entreprise réuni lundi dernier, Total a indiqué qu'il reporterait à la fin juin au plus tard sa décision sur le sort de la raffinerie des Flandres et de ses 370 employés.
M. Bénézit avait alors déjà souligné qu'il n'était « pas question » que la raffinerie « continue à traiter du pétrole brut ».
Cette raffinerie, à l'arrêt depuis mi-septembre, « fait la preuve que ce qu'elle produisait n'était pas nécessaire à l'approvisionnement des marchés », a estimé M. Bénézit sur LCI. « Nous avons cherché des acquéreurs mais nous n'en avons pas trouvé », a ajouté le dirigeant.
Alors que Total devrait annoncer jeudi des bénéfices proches de 8 milliards d'euros, M. Bénézit a affirmé que « les profits réalisés par un groupe industriel ne l'exonèrent pas d'adapter son outil à la demande ».
« Tant que la demande de produits pétroliers en France diminue, et elle diminue constamment depuis 10 ans, (...) on ne peut pas raffiner et ensuite stocker indéfiniment les produits qui sortent des raffineries », a-t-il jugé. Interrogé sur les risques de pénurie d'essence en France alors que les syndicats de Total appellent à faire grève à partir du 17 février, M. Bénézit a souligné que « Total n'est pas le seul à exercer le métier de pétrolier en France ».
« Les consommateurs peuvent être rassurés surtout en plein hiver », a-t-il affirmé.
AFP





