Affaire Cassez : les parents de nouveau reçus à l'Elysée
Publié le lundi 04 mai 2009 à 17h51
Après l'appel lancé par la jeune française emprisonnée au Mexique, qui dit craindre des risques de contagion accrue à la grippe H1N1 dans sa prison mexicaine, les parents de Florence Cassez doivent être reçus ce mercredi à l'Elysée, une nouvelle fois. Une "affaire" qui embarrasse de plus en plus Nicolas Sarkozy qui avait déclaré soutenir la "compatriote Florence Cassez".
A nouveau, Nicolas Sarkozy a proposé de rencontrer les parents de Florence Cassez, ce mercredi à l'Elysée. Une rencontre qui intervient alors que la jeune femme, originaire de Béthune, vient de lancer un nouvel appel depuis sa prison au Mexique : elle demande un rapatriement d'urgence, s'estimant exposée à un risque accru de contagion par la grippe porcine.
Cette affaire semble de plus en plus difficile à gérer pour l'Elysée et le Quai d'Orsay. Florence Cassez purge actuellement une peine de 60 ans de prison, après avoir été déclarée coupable, en appel, d'enlèvements en bande organisée. Depuis son arrestation en 2005, la jeune femme nie avoir participé à ces enlèvements, mais a accepté de "reconnaître" officiellement sa culpabilité dans l'espoir d'obtenir un transfèrement vers la France. Cet espoir de rapatriement, que la jeune femme et ses parents entretiennent depuis la visite de Nicolas Sarkozy au Mexique, semble cependant s'éloigner à mesure que les jours passent.
Le 16 avril dernier, Florence Cassez, lors d'une conférence de presse téléphonique au cabinet de son avocat en France, Me Berton, avait lancé ce qu'elle déclarait alors être son "dernier appel" à destination de l'opinion publique française et, par ce biais, au président de la République. Un appel qui semble, encore une fois, ne pas avoir eu l'efficacité espérée.
"On ne nous donne pas de masque"
Samedi, en pleine crise sanitaire déclenchée par la pandémie de grippe porcine, Florence Cassez a de nouveau plaidé pour être rapatriée de toute urgence, via un courrier envoyé à l'agence France Presse. Cette fois, la jeune femme et ses parents disent craindre le risque de contagion accrue dans le pays où a explosé la pandémie de grippe porcine. « Depuis le développement de l'épidémie de la grippe porcine on ne nous donne pas de masque, on nous dit qu'il n'y en a plus (...) mon état de faiblesse est connu ici et me rend plus vulnérable au virus », écrit Florence Cassez au chef de l'Etat.
L'affaire et ses développements médiatiques embarrassent de plus en plus l'Elysée. Parti au Mexique avec l'idée de rééditer le rapatriement à la manière de celui des membres de l'Arche de Zoé, au Tchad, Nicolas Sarkozy s'était finalement montré beaucoup plus mesuré dans ses propos, une fois sur place, en mars dernier. Arguant devant son homologue, mexicain, Felipe Calderon, que la demande de rapatriement ne supposait « nullement l'impunité » de Florence Cassez et qu'il n'entendait pas « contester les décisions de la justice mexicaine », Nicolas Sarkozy avait alors promis qu'une commission franco-mexicaine devrait trancher, dans les trois semaines suivant sa visite, le cas Cassez.
L'Elysée embarrassé
Deux mois plus tard, la commission n'a pas rendu son avis, et des fuites dans la presse mexicaine semblent indiquer que les membres mexicains de cette commission tendraient à refuser ce transfèrement.
« Les autorités françaises continuent de suivre avec la plus grande attention la situation de notre compatriote Florence Cassez, détenue au Mexique. Le président de la République recevra ses parents ce mercredi, pour les en assurer à nouveau », insiste ainsi le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux. « Le groupe de travail mis en place par les présidents français et mexicain afin d'examiner les aspects juridiques d'un transfèrement en France de notre compatriote dans le cadre de la Convention de Strasbourg se réunira prochainement pour poursuivre ses travaux », a-t-il poursuivi, sans donner plus de détail sur les modalités et le calendrier de cette réunion.
L'entourage du président confirme que l'affaire est délicate. Et que la perspective d'une libération anticipée de Florence Cassez en vertu des règles françaises est « difficilement acceptable aux yeux des Mexicains ». « Il paraît donc difficile de parvenir à quoi que ce soit avant les élections législatives du 5 juillet au Mexique », concède-t-on à l'Elysée.
Pour Paris, pas question donc de brusquer les choses et de risquer un « non » ferme et définitif du président Calderon. En privé, l'Elysée s'agace de la médiatisation de ce dossier et des prises de parole répétées de la jeune femme et de ses avocats. « S'ils étaient restés silencieux, il y a fort à parier qu'elle serait déjà de retour en France », estime-t-on dans l'entourage du président de la République.
M.M. (avec AFP)


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
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QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...