« L'économie grecque attend cet argent comme la terre assoiffée la pluie », alors que faute de crédit, « même des entreprises saines sont menacées de fermer », a souligné le Premier ministre conservateur dans un entretien à l'hebdomadaire de centre-gauche To Vima. Un premier rendez-vous entre la troïka et le ministre des Finances Yannis Stournaras est annoncé ce matin à 11 h 00 GMT.
Le nouveau train de mesures, en l'état d'un montant de 13,5 milliards d'euros, « doit être finalisé et voté en quelques jours (...) du retard ne peut pas être pris », a souligné le chef du gouvernement. Face aux syndicats et à l'opposition de gauche radicale, qui aiguisent leur riposte en vue de l'adoption parlementaire du plan, M. Samaras a mis en avant l'impératif de huiler les rouages économiques.
Une partie des mesures prévues doit de toute manière être incluse dans l'avant-projet de budget 2013 que le gouvernement introduit aujourd'hui au Parlement, comme l'impose le calendrier institutionnel grec.
Les bailleurs de fonds représentés par la troïka, (Union européenne, FMI et Banque centrale européenne) conditionnent à l'adoption de ce nouveau train d'économies le versement d'une nouvelle tranche, gelée depuis juin, de 31,5 milliards d'euros de prêts. Reste à savoir quel accueil réservera la troïka à la copie grecque.w