Donnant vie à une arène qui a vibré de chants dans une ambiance survoltée.
BÉRANGÈRE BARRET > berangere.barret@nordeclair.fr
Il est 20 h. C'est le « Jour J » pour près de 40 000 spectateurs. Les joueurs de Nancy entrent sur le terrain pour tâter la pelouse, 45 minutes avant le début du match. Les supporters crient, légèrement. « Ça fait déjà plus de bruit qu'au Stadium », glisse un habitué.... « On eeesst chez nous, on eeesst chez nous !!! » Nouveau chant pour nouveau stade côté virage Est.
Les joueurs lillois arrivent. Et c'est la clameur. 10 ans, voire « 20 ans d'attente », qui résonnent dans les cordes vocales de près de 40 000 personnes avant d'aller ricocher sur les arènes du stade. Ce jour, les supporters l'attendaient. À l'image de Nadine et Gilles qui avalent leur sandwich et quelques bulles d'une boisson bien de chez nous avant de pénétrer dans l'arène : « Nous étions tellement pressés d'y être... On est totalement fans du LOSC. » Ils étaient là à 18 h, près de trois heures avant le coup d'envoi. « Ça va être émouvant d'entrer dans le stade », souffle Nadine, des étoiles dans les yeux. Elle admire l'une des particularités du lieu : l'espace très large autour du nid central, qui permet de circuler librement. « On n'a pas l'impression d'être à Lille, sourit Wilfried, de Seclin. Ça fait plutôt Stade de France. » Lui est venu avec sa femme, son fils, et... deux amis polonais qui rentrent des JO. Mateusz et Szyma, la vingtaine, ne cachent pas leur joie d'être là : « Le stade est encore plus beau que ce qu'on a vu à Londres pour les JO.... L'extérieur nous fait un peu penser au stade de Wroclav, en Pologne, construit pour l'Euro 2012. »
Métro pris d'assaut à la sortie
Le flot des spectateurs, supporters chevronnés ou simples curieux venus participer à cet « événement historique », s'avance vers les entrées, en flux continu. Les gradins s'animent, prennent vie au rythme des interventions d'avant-match. Quelques pauvres hères sans billets s'accrochent aux grilles pour tenter d'apercevoir l'intérieur et « ressentir un peu d'ambiance », sourit Jacqueline, Villeneuvoise.
Michel Seydoux, président du LOSC, ouvrira le set sur des remerciements : « Bienvenue chez vous ! Nous l'avons rêvé, il s'est construit. Je vous demande d'applaudir tous ceux grâce à qui cela a pu se passer. » Et de citer Pierre Mauroy, Martine Aubry, Patrick Kanner... « et les 6 500 collaborateurs d'Eiffage » qui ont effectivement réussi, malgré quelques finitions encore en suspens hier soir, à assurer un show que beaucoup de Nordistes attendaient.
Spectacle et ambiance réussis dans les gradins. Mais comme c'était à craindre, la sortie fut plus mouvementée, le métro pris d'assaut, les stations pleines à craquer...w