Ils y resteront jusqu'à la fin du Ramadan, le 19 août prochain.
Mohammed Bahri a le sourire. Pour la deuxième année consécutive, il a posé jeudi ses valises dans la région afin de « célébrer avec ses frères de France » le mois de Ramadan qui s'est ouvert depuis hier. Avec 19 autres imams, venus de toute l'Algérie, il sera en charge des deux prières surérogatoires qui viennent, en cette période de Ramadan, s'ajouter aux cinq prières habituelles et quotidiennes pratiquées par les musulmans.
« Cela fait une dizaine d'années que ce système a été mis en place, explique Abdelkader Aoussedj, représentant régional de la Grande Mosquée de Paris. Ils sont sélectionnés sur concours. Il y a des jeunes et des moins jeunes, mais tous ont beaucoup de talent ».
Un talent mis en évidence par une particularité que souligne le représentant du culte musulman : « ils connaissent le Coran par coeur, ont une prononciation exacte des mots, ce qui va augmenter le niveau de nos fidèles qui les attendent d'ailleurs avec impatience. Le mois de Ramadan est aussi un mois de miséricorde et de solidarité pendant lequel on fait le bilan sur sa foi ».
Parallèlement, les vingt imams algériens vont pouvoir se rendre compte que « l'Islam vit bien en France et en Europe et est respecté. Ca leur fait du bien de découvrir un pays non-musulman ». w
SÉBASTIEN LEROY