« Laissez-moi une dernière chance, je veux profiter de ma fille, qui a quatre ans, ne me laissez pas en prison, elle a besoin de moi », implore Ludovic.
Le 22 mai, pour la énième fois, il est interpellé alors qu'il s'efforce de fracturer une épicerie italienne du Vieux-Lille. « Je voulais récupérer mon vélo », dit-il aujourd'hui, sans trop y croire lui-même. Ce soir-là, il dit qu'il était trop alcoolisé et qu'il a vu quelqu'un entrer dans un hall d'immeuble avec un vélo ressemblant à celui qu'on lui avait volé, deux ans plus tôt. « En plus je me suis trompé de porte en fracturant l'épicerie, c'était l'immeuble d'à côté », précise-t-il.
L'alcool, c'est son démon. « C'est à chaque fois que je bois que je me retrouve devant vous », reconnaît-il, lucide. Sauf que cette tentative de vol a entraîné l'application de 11 mois de prison ferme pour un autre délit dont la peine n'avait pas encore été déclenchée jusque-là. Le procureur demande quatre mois supplémentaires. « On ne peut pas nous jouer le coup de la repentance, c'est un peu tard pour réfléchir à ses actes » , martèle le substitut Christophe Amunzateguy.
Son avocate, Me Louise Bargibant, s'emploie pour demander « l'indulgence du tribunal » pour ce délit mineur. La peine sera raccourcie d'un mois par rapport aux réquisitions : Ludovic repart avec trois mois de prison ferme en plus dans sa besace.
B.R.