Le groupe de BTP veut que le litige soit tranché après la fin de la procédure pénale.
Ce n'est pas aujourd'hui que David Roquet et le groupe Eiffage croiseront le fer aux prud'hommes de Lens. La légalité du licenciement de l'ancien patron de Matériaux enrobés du Nord devait être examinée ce mardi, mais le géant du BTP demande que la procédure soit suspendue le temps que l'affaire du Carlton trouve son issue pénale. « Le motif du licenciement est lié à la procédure pénale, donc il est normal de demander ce sursis à statuer », explique Me Sophie Lévy-Chevalier, avocate d'Eiffage. Les juges prud'homaux en décideront ultérieurement, la défense de David Roquet ayant demandé un report de l'audience d'aujourd'hui, pour se donner le temps de répondre à l'argumentation d'Eiffage.
David Roquet, 43 ans, a été licencié par Eiffage pour faute grave au mois de novembre, après sa mise en examen pour escroquerie et proxénétisme en bande organisée dans le volet DSK de l'affaire du Carlton. Outre le recrutement d'escorts, David Roquet est suspecté d'avoir réglé des frais - 50 000 E selon le groupe - sur le compte de son entreprise. Mais ce dernier, qui juge que sa société était parfaitement au courant de ses agissements, réclame 900 000 E d'indemnités pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».w
BRUNO RENOUL