Une infirmière tente de se suicider au centre de gériatrie du Vert-Pré
Publié le vendredi 24 février 2012 à 06h00 - THOMAS SCHONHEERE > roubaix@nordeclair.fr
Les employés du Vert-Pré n'ont pas eu le coeur de manifester, hier matin, après l'annonce de la tentative de suicide d'une de leurs collègues.
Hier matin, vers 6 h 30, une infirmière du centre du Vert-Pré à Roubaix a dû être secourue après une surdose médicamenteuse. Un geste qui survient dans un climat social tendu au sein de l'hôpital de Roubaix.
Quelque 40 salariés du centre de gériatrie du Vert-Pré s'étaient réunis, hier matin, devant les bureaux administratifs de l'hôpital de Roubaix, à l'appel de la CGT, Sud et FO. Ils voulaient manifester leur mécontentement juste avant une réunion du comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du centre hospitalier de Roubaix. Seulement, plus tôt dans la matinée, vers 6 h 30, une de leurs collègues a attenté à sa vie.
Les circonstances de la découverte de son geste demeurent floues. Selon la direction de l'hôpital, le médecin de nuit aurait été intrigué par le comportement étrange de cette infirmière qui venait de prendre son poste et l'aurait questionnée. Elle aurait déclaré avoir pris des anxiolytiques. Mais d'après les sources syndicales, elle aurait été retrouvée inconsciente et transférée en salle de déchocage. Quoi qu'il en soit, l'infirmière, âgée d'une quarantaine d'années, a été prise en charge par les pompiers et transférée aux urgences. Son état n'inspirant pas d'inquiétude, elle a pu quitter l'hôpital en début d'après-midi.
« Révoltée »
Mouzouna Farhi, déléguée Sud, se dit « émue et révoltée » face à l'acte de sa collègue, elle aussi syndiquée à Sud.
Elle l'avait épaulée dans la rédaction du discours qui devait être lu lors du CHSCT. Finalement, l'événement aura été le seul et unique sujet abordé par le comité pendant deux heures. La CGT a décrété une démarche de « danger grave imminent » qui impose un accord avec la direction dans les 24 heures.
Car l'événement survient après plusieurs mois de contestation syndicale contre le manque de personnel et le non remplacement des agents en arrêt au sein des unités de gériatrie de l'hôpital de Roubaix. Le 17 novembre, les salariés pointaient le retrait du poste d'agent de sécurité qui oblige les infirmières à gérer elles-mêmes les reports d'alarmes et ouvre la résidence du Vert-Pré à tous les vents. Un exemple parmi d'autres qui symbolise la surcharge de travail imposée aux soignants mais qui, selon eux, ne frappe pas la direction. « Nous voulons des réponses et pas des "on s'en occupe" », a-t-on pu entendre hier matin au CHSCT.
Une enquête est prévue
Si le mot de « burn out » est vite lâché par les syndicats, seules l'enquête demandée par le secrétaire du CHSCT et l'intervention d'un psychologue détermineront si l'acte d'hier matin est lié aux conditions de travail. Si la direction de l'hôpital ne nie pas un certain « ressenti » face aux « évolutions » qui touchent le service de gériatrie, elle précise que les infirmières ne sont soumises à aucune suppression de postes, que chacun remplit ses propres missions et que le centre de gériatrie du Vert-Pré n'est en aucun cas en situation de sous-effectif, comparé aux autres établissements hospitaliers pour personnes âgées de la région. Un sophisme selon la CGT : « Les tableaux de roulements de la direction imposent un fonctionnement du Vert-Pré en vases communicants, les infirmières sont parfois obligées de remplacer les aides-soignants absents ».
La CGT semble néanmoins confiante quant à l'issue du conflit. Mais si rien n'est fait, une nouvelle action du personnel (qui ne comprendra pas les agents en poste) est prévue aujourd'hui.w


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contribuable : il n'y a pas de multimillionnaire au PS comme dans...
Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...