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POLITIQUE

VIDEO. Sarkozy veut réveiller la France qui se lève tôt

Nicolas Sarkozy a centré son discours sur la «valeur travail» Photo L.M. Nicolas Sarkozy a centré son discours sur la «valeur travail» Photo L.M.

Hier soir à Lille Grand Palais, devant plus de 10 000 personnes, le candidat a voulu « parler à la France qui travaille », avec des accents qui rappelaient furieusement 2007.


C'est Marc-Philippe Daubresse qui l'a rappelé, en qualité de chauffeur de salle, façon Galabru dans Bienvenue chez les Ch'tis. « En 2007, dans le Nooooord, on votait Nicolas Sarkozy ! ».
Ici, c'est vrai, une petite majorité de la population avait été séduite il y a cinq ans par le « travailler plus pour gagner plus ». Histoire d'enfoncer le clou avant l'arrivée du président-candidat, Rachida Dati - autre symbole éminent de la campagne de 2007 ! - confirme : « Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy a choisi votre région pour parler du mérite, du travail, du courage. Les anciens du textile de Roubaix, les pêcheurs de Boulogne, les métallos de Dunkerque, la France forte, c'est vous. (...) Ici, vous ne renoncez jamais ».


Le décor est planté pour le maître de cérémonie qui, à son tour, retrouve les accents de 2007. D'ailleurs, il l'avoue lui-même, là dessus, il « n'a pas changé ». « Je suis venu parler à la France qui travaille », entame Nicolas Sarkozy. Le Président protecteur, entre en scène citant une lettre d'un « ouvrier du Nord » reçue avant Noël à l'Élysée. « Monsieur le Président, nous voulons conserver notre entreprise, nos métiers, notre compétence ». L'histoire est émouvante. La meilleure introduction possible pour un candidat déterminé à rejouer les partitions qui ont fait son succès il y a cinq ans. Hier à Lille, c'était le grand retour de la « valeur travail ». « Je veux être le porte-parole de cette France pour laquelle le travail est une valeur et qui se désole quand elle le voit déconsidéré, abîmé ».
Le désormais candidat repart sur ses chevaux de bataille traditionnels, avec un brin de nostalgie : « Les Trente Glorieuses, c'était la glorification du travail. Les trente années qui ont suivi (...) ce furent des années de dévalorisation du travail ».


Évidemment, les responsables de ces « Trente Piteuses » sont tout désignés. « La suprématie accordée à la spéculation et à la rente sur le travail », d'abord. Le président de la République revient par touches discrètes sur son « combat pour la moralisation du capitalisme financier ». Mais aussi « l'assistanat qui avait fini par payer davantage que le travail ». Un coup en haut, un coup en bas.
Et un tir nourri sur les 35 heures, dans la ville de Martine Aubry. « En divisant le travail, en le partageant, on ne crée pas des emplois, parce que c'est le travail qui fait croître l'économie (...) ». Pour Nicolas Sarkozy, c'est l'évidence : « Il ne faut pas travailler moins mais travailler plus. Sinon, il ne peut plus y avoir de solidarité parce qu'il n'est plus possible de la payer ».

Feu à volonté sur Hollande


Dans la droite ligne de la stratégie adoptée depuis son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy pilonne le PS et son « adversaire ». « Eux ils parlent de statut, moi je parle du travail. Eux ils parlent à des castes, moi je veux parler à des êtres humains ». Sarkozy « le candidat du peuple » contre « Hollande candidat du système » distribue les tacles : « Quand je dis qu'il ment, parce que c'est un fait, il crie à l'outrage.
Mais quand il me traite de sale type, je dois considérer qu'il s'agit d'un propos aimable. La vérité, c'est que pour être Président, il faut du sang-froid. » . Avec gourmandise, le locataire de l'Élysée rappelle que c'est Ségolène Royal qui a dit a propos de son ex-conjoint : « Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ? Une seule ? ». Il n'en fallait guère plus pour galvaniser les troupes, alors que les deux hommes semblent se rapprocher dans les sondages.


Le Sarkozy de 2007 fait alors la courte échelle à celui de 2012 qui égrène les mesures annoncées dès hier soir sur France 2 : la baisse des charges salariales en piochant dans le crédit d'impôt et en augmentant la fiscalité sur les dividendes ; la généralisation des 7 heures de travail d'intérêt général pour les bénéficiaires du RSA ; l'obligation pour les chômeurs de suivre une formation à un métier pour lequel il existe des besoins ; l'obligation de 5 % d'apprentis pour les entreprises de plus de 250 salariés ; l'interdiction des parachutes dorés des dirigeants d'entreprises... Avant la Marseillaise de conclusion, le candidat a enfin fait un subtil rappel à ceux qui seraient tentés par l'abstention le 22 avril, prenant appui sur celle, d'actualité, des socialistes, sur le mécanisme européen de stabilité. « L'abstention est une fuite de ses responsabilités, un renoncement, c'est laisser les autres décider ». Hier soir, Nicolas Sarkozy voulait réveiller la France qui se lève tôt. Il sait que l'heure tourne sur le cadran et qu'il lui revient de sonner la charge.



Sarkozy au Virolois, à Tourcoing par nordeclair

Travailleuses, travailleurs...

On a compté. Scrupuleusement. Et ce n'est pas moins de 119 fois pendant son discours que Nicolas Sarkozy a cité les mots travail, travailleur et travailler. Du petit lait pour son public de fans, plongé avec délice dans une étuve.C'est ce qu'on appelle marteler son message. Il faut dire qu'il avait prévenu d'emblée : « Je suis venu parler à la France qui travaille ». Nicolas Sarkozy n'a donc pas mégoté. Pas moins de 119 fois, il a dit, redit, répété, rerépété, bref décliné autant que faire se peut, en 45 minutes montre en main, le mot travail sous toutes ses variantes. De quoi emballer ses troupes, à l'image de Marie-Christine, partie de Cassel en tout début d'après-midi, pour être sûre d'en être. Elle a de la chance, elle a une place assise.On n'en dira pas autant de tout le monde. Morad a tombé la veste et s'éponge le front. Avant même le début du meeting, il transpirait déjà dans un Lille Grand Palais surchauffé. Pas vraiment développement durable tout ça mais ce n'est pas le sujet du jour.Le travail donc. C'est bien ce qui inquiète la petite bande venue de Cambrai. Gaston, aujourd'hui à la retraite, dirigeait une PME. Il trouve qu'il faut « remettre la France au boulot ». Ses copains approuvent et renchérissent. « Il y a des tas d'emplois disponibles qui ne sont pas pourvus. C'est normal ça ? ». Quelques rangs derrière, Jean-Michel attend aussi du candidat-président que « le travail soit revalorisé » mais, lui, parle du « travail manuel, totalement sous-payé. Les gens qui bossent comme des fous et sont toujours au smic quand ils arrivent à la retraite, ça ne peut plus durer ». Les partisans de Sarkozy partagent avec l'ensemble de la société française une même inquiétude qui perce derrière l'enthousiasme d'un soir de meeting « C'est pas parce qu'on est de droite qu'on n'a pas peur du chômage », lâche Bruno qui ne sait pas si sa « boîte tiendra » jusqu'à sa retraite.Il n'a que 51 ans et mesure le risque. Les délocalisations, les stocks-options, les dérives de la finance, Bruno les « maudit » et ce candidat-président qui jure d'y mettre bon ordre, « et bien oui, j'y crois même s'il n'a pas tout réussi en cinq ans mais il n'a pas eu de chance.À peine élu, c'était la crise... ». Cinq ans plus tard, et un million de chômeurs en plus, le candidat de la France qui se lève tôt est de retour. Hier soir, ils étaient pas loin de 10 000 à vouloir lui offrir une seconde chance. FLORENCE TRAULLÉ

Les « Jeunes Pop » sont venus parler de « valeurs »

Les Jeunes Populaires étaient venus en nombre hier. Des bus en provenance de toute la France ont fait le déplacement. Avec une volonté commune : « Montrer que jeunes et Sarkozy, c'est pas contradictoire ! » Et convaincre les indécis.Romain, 18 ans, est arrivé à l'avance. Une heure et demie avant le début du meeting, il a déjà récupéré son t-shirt « Les jeunes avec Sarkozy », s'apprête à l'enfiler, fièrement. S'il affirme n'être « pas encore adhérent » et « attendre ce que Nicolas Sarkozy dira sur les jeunes pour prendre la carte du parti », il semble plutôt prêt à écouter le discours du président-candidat avec bienveillance... De toute façon, pour lui, « il est le seul capable de faire face à la crise ». Ce mot, les « jeunes Pop », ces adhérents de la section des jeunes UMP, pas encore sortis normalement de l'âge de l'insouciance, l'ont tous à la bouche. Avec les mots « retraite » , « travail », « valeurs ».Florence, Ezia et Marie, 18 ans, distribuent les t-shirts. Déjà très convaincues alors qu'elles n'ont encore jamais voté. « Nicolas Sarkozy, il a du charisme. Et il a su défendre la France face à la crise. Il porte haut la valeur du travail, aussi. » Et pour ce qu'il a apporté durant ces cinq dernières années à la jeunesse ? C'est Benoît Vergeot, responsable des Jeunes Pop du Pas-de-Calais (où il compte « 400 adhérents » ), qui répond : « L'autonomie des universités. C'est la solution. Désormais, les entreprises viennent dans les facs. Il faut développer ça, arriver au même type de système qu'aux États-Unis. » Même enthousiasme « sarko-débordant » à la fin du meeting. « Il a beaucoup parlé du travail, c'est ce qu'il nous faut, c'est notre avenir qui est en jeu, là », sourit Matthias, 21 ans, t-shirt « Les jeunes avec Sarkozy » légèrement froissé sur le dos.D'autres jeunes, sans t-shirt, le croisent. Deux étudiantes de Sciences Po, venues là « pour voir ». Visiblement pas convaincues : « Je ne pensais pas qu'on entendrait autant de choses banales. Uniquement des choses que les gens ont envie d'entendre », dit Justine.Nicolas Sarkozy n'aura pas réussi à convaincre tous les jeunes hier soir.wB.B.


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Abde
bla bla bla

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GEGE47
Les élèves de BacPro des lycées professionnels ont toujours fait des stages dans les entreprises, de même
que les élèves de ces établissements en CAP ou BEP.
Cette mise en avant de l'apprentissage s'accompagne d'un démentèlement des LP développés à l'époque parce que le patronat des grandes entreprises ne trouvaient pas l'apprentissage rentable....

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