Tragique décès d'un ouvrier hier matin sur un chantier
Publié le mercredi 08 février 2012 à 06h00 - MARIE GOUDESEUNE
Un homme de 51 ans est décédé hier matin alors qu'il travaillait sur un chantier de démolition à Marcq-en-Baroeul. La présence d'une fosse contenant des hydrocarbures, et dont les ouvriers ignoraient l'existence, serait à l'origine du drame.
Un homme âgé de 51 ans, employé depuis plus de 30 ans par l'entreprise de travaux publics Vitse, a perdu la vie tragiquement hier matin. Le drame s'est produit vers 8 h, au rez-de-chaussée d'un immeuble de l'impasse Guermonprez.
L'ouvrier travaillait avec d'autres collègues sur ce chantier de démolition. À l'aide d'un chalumeau, il était occupé à découper de la ferraille et de la tuyauterie. D'après les premiers éléments de l'enquête, une fosse dont il ignorait l'existence et qui contenait des hydrocarbures se trouvait sous une dalle de béton juste à proximité. Elle était ventilée par un tuyau d'évent : au contact du chalumeau, le gaz se serait littéralement enflammé.
Dans l'explosion, la dalle de béton recouvrant la fosse se serait soulevée, la victime aurait été projetée dans la fosse tandis que la plaque retombait sur elle, provoquant son décès.
Le choc et l'incompréhension Les secours, immédiatement appelés, n'ont rien pu faire. Les six ouvriers qui travaillaient aux côtés de la victime, dans un profond état de choc, ont été pris en charge par une cellule psychologique. Le corps a été transporté à l'Institut médico-légal de Lille. La police de Marcq-en-Baroeul a quant à elle ouvert une enquête et l'Inspection du travail a été requise sur place.
C'est l'incompréhension qui règne désormais après ce drame. Jointe par téléphone, la Ville de Marcq-en-Baroeul, propriétaire de l'immeuble, a expliqué qu'il s'agissait d'un bâtiment qu'elle avait racheté en vue d'une démolition.
L'immeuble : une « carcasse »
Construit dans les années 50 ou 60, selon le directeur technique de la Ville, il constituait une véritable « carcasse », une « verrue » longtemps restée plus ou moins abandonnée. D'après nos informations, le bâtiment où travaillaient les ouvriers a servi dans le passé de garage automobile.
L'immeuble devait être démoli et intégré dans un vaste projet d'urbanisme et de construction de logements. La société Vitse avait remporté l'appel d'offres pour mener ce chantier.
Elle avait procédé à une phase de désamiantage et s'attelait depuis une semaine à la seconde phase des travaux avant démolition : « Il s'agissait d'isoler les matériaux, de trier les métaux, le bois, le verre pour préparer le chantier », a détaillé le directeur technique de Marcq, Pascal Martin.
« On travaillait
sur une bombe »
Seulement, tout le monde semblait ignorer que sous les dalles de béton se cachait cette fosse contenant des produits inflammables. « Nous sommes tous consternés, a exprimé hier Pascal Martin qui parle d'un « accident de la fatalité ».
Le chantier est désormais interrompu. Des sondages vont être réalisés sur toute la dalle, pour savoir si d'autres cavités s'y trouvent, et si elles contiennent des produits dangereux.
Pour M. Vitse, directeur de l'entreprise, le choc est rude : « On travaillait sans le savoir sur une bombe », a-t-il gravement déclaré hier. Une enquête est engagée pour établir d'éventuelles responsabilités.


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contribuable : il n'y a pas de multimillionnaire au PS comme dans...
Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...