« En attendant Sarko »
Publié le dimanche 29 janvier 2012 à 06h00
C'est ce soir que six chaînes de télévision - pas moins - retransmettront l'intervention du président de la République - futur mais pas encore officiellement candidat à sa propre succession.
Et dès hier, la presse lançait ses fuites sur quelques-unes des décisions que le chef de l'État compte faire aujourd'hui. Entre autres, une augmentation de 1,6 % du taux de la TVA, ce qui la porterait à 21,2 % ; une hausse de la fiscalité du patrimoine ; la mise en oeuvre d'une taxe Tobin à la française et un impôt de bourse élargi. Leurre ou test, nul ne le saura avant 20 h 10.
La semaine dernière fut celle de François Hollande. L'Élysée et l'UMP espèrent que celle à venir sera celle de Nicolas Sarkozy.
Après tout Hollande a renversé tous les pronostics pessimistes au cours d'un discours de moins d'une heure et demie. Il n'y a pas de raison, pensent les stratèges de la communication élyséenne, que l'« animal de combat » qu'est Sarkozy ne soit pas capable, à son tour, d'inverser une tendance lourde qui le donne perdant pour l'instant.
Cela dit, il paraît peu probable que Nicolas Sarkozy annonce sa candidature dès cette fin janvier. D'abord, parce qu'il n'est pas facile pour un chef d'État en exercice de lâcher les rênes du pouvoir à trois mois d'une échéance, ensuite parce que ce serait signe d'inquiétude fébrile que d'avancer une décision prévue pour le mois de mars.
Le président de la République réussit, en général, à mobiliser un fort auditoire lors de ses prestations. La monarchie républicaine, qui est la nôtre, fait qu'on s'intéresse à la parole du monarque. La situation politique intérieure donne de l'appétit à l'électeur pour les prestations des dirigeants de premier plan. Et puis, par médias interposés, a été créé un fort besoin d'entendre s'exprimer le futur candidat de l'UMP. En termes d'audience, le résultat sera incontestablement là.
Reste à savoir maintenant s'il va suffire à Nicolas Sarkozy de renverser la table, comme on dit, s'il va être suffisant qu'il manifeste du courage, qu'il achève sa mue présidentielle pour convaincre à nouveau les Français. Va-t-il pouvoir, en s'humanisant et en avouant ses fautes de début de mandat, en jouant l'humilité du challenger, en rappelant ce qu'est la souffrance quotidienne du mandat qu'il occupe, en faisant de nouvelles annonces encore et encore, à inverser une tendance lourde, celle du rejet qu'il suscite au plus profond du corps social ?
Le Président actuel part à la bataille avec, dans les sondages, un handicap lourd et répété, vague après vague. Il attaque la dernière ligne droite de son mandat - au moment où il va se présenter à nouveau aux suffrages du peuple français - avec un bilan perçu comme franchement mauvais. Et il ne lui reste que deux mois, deux petits mois pour tenter de rattraper plus de deux cents semaines qui n'ont pas convaincu une large majorité. Dur, Dur !
w



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...