Intolérants au gluten : « Un malade sur dix est dépisté »
Publié le jeudi 26 janvier 2012 à 06h00 - PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO RENOUL > bruno.renoul@nordeclair.fr
L'association française des intolérants au gluten organise samedi au CHR un après-midi d'information sur cette maladie qui interdit à ceux qui en sont atteints tout aliment à base de blé, d'orge, de seigle et d'avoine. La Lilloise Marie-Christine Dubois, responsable Nord de l'association, nous en dit plus.
Qu'est-ce que la maladie coeliaque, aussi appelée intolérance au gluten ?
>> C'est une intolérance aux protéines de blé, d'orge, de seigle et d'avoine. C'est une maladie qui peut être génétique mais qui peut aussi se déclarer par rapport à l'environnement, l'alimentation...
Lorsque les malades en ingèrent, cela attaque et réduit la surface d'absorption de l'intestin grêle. D'où des carences, notamment en fer. Les symptômes sont très variés, ce qui explique que la maladie ne soit pas toujours détectée. Cela peut être des vomissements et des diarrhées, mais aussi des symptômes qui ne sont pas spécifiques : anémie, fatigue chronique, essoufflement, fausses couches. Et les troubles ne sont pas les mêmes pour tous... La maladie peut être silencieuse en apparence mais faire de gros dégâts.
Combien de personnes souffrent de cette maladie dans la région ?
>> On ne dispose pas de chiffres. On estime qu'une personne sur cent est atteinte. Et que seulement un malade sur dix est dépisté. On peut le savoir facilement avec une prise de sang, mais encore faut-il la demander.
Pour cela, on fait tout pour sensibiliser l'opinion, les pharmaciens, les médecins généralistes.
Comment vit-on avec cette maladie ?
>> On peut mener une vie normale mais il faut faire attention à tout et se priver de beaucoup d'aliments : pâtes, pizza, pain, viennoiseries, hamburgers... Le gluten peut aussi être dans les accompagnements. Chez nous, nos trois filles et moi-même sommes atteintes, pas mon mari et notre fils. Il faut tout séparer dans le frigo. C'est une maladie difficile à vivre au niveau social, surtout pour les enfants et les adolescents. Dès qu'on se déplace, chez des amis, au resto, à la cantine pour les enfants, c'est compliqué. Cela peut créer un sentiment d'exclusion, mais des efforts ont été faits au niveau de la restauration collective. Et il y a quelques produits sans gluten dans les supermarchés.
Où en est la recherche ?
>> Comme pour beaucoup de maladies, il faudrait que nous soyons plus nombreux pour intéresser les labos !



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...