SeaFrance : après la liquidation, quelles options pour la suite ?
Publié le mercredi 11 janvier 2012 à 06h00 - FLORENCE TRAULLÉ, AVEC AFP > florence.traulle@nordeclair.fr
Des manifestants brûlent le drapeau de la CFDT, hier à Calais, où Nathalie Kosciusko-Morizet est venue parler aux salariés.Photo Philippe Huguen/AFP
Eurotunnel toujours intéressé pour soutenir le projet de Scop, voire pour y aller seul, Louis Dreyfus Armateurs qui fait une nouvelle proposition : les jours prochains vont être déterminants pour l'avenir.
Surtout, reprendre la main très vite. Alors que le tribunal de commerce de Paris a liquidé SeaFrance lundi, la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet était à Calais dès hier matin. Difficile de rencontrer en bloc les représentants des salariés tant les divergences sont grandes entre la CFDT Maritime Nord, porteuse du projet de Scop, le collectif alternatif qui veut que des discussions s'ouvrent avec le consortium Louis Dreyfus Armateurs-DFDS, (ce que la CFDT a toujours sèchement refusé), et les délégués CGT de la compagnie de ferries transmanche.
Alors qu'Eurotunnel, en toute dernière minute lundi, a apporté son soutien au projet de Scop en proposant de racheter les navires de SeaFrance pour les lui louer (via une société d'économie mixte dont Eurotunnel serait majoritaire) et que Louis Dreyfus Armateurs arriverait avec ses propres bateaux, la ministre s'est bien gardée de montrer, pour l'instant, une quelconque préférence pour l'une ou l'autre option.
« Le gouvernement a une seule préférence : l'emploi » a-t-elle martelé, ajoutant que sa responsabilité est de « trouver une alternative, des solutions pour tous les salariés ». Divisés sur les options possibles pour la suite, les salariés de SeaFrance le sont aussi, au sein même de la CFDT, sur le contenu de la réunion avec la ministre. Un rendez-vous « inutile » pour Didier Cappelle, le secrétaire général de la CFDT SeaFrance pour qui « pour l'instant, il n'est rien ressorti ». Une « grande avancée » pour le secrétaire du CE Éric Vercoutre...
« Entre les lignes »
Si des réunions sont prévues à Paris dans les jours qui viennent avec Louis Dreyfus Armateurs comme avec Eurotunnel, il semble bien que le gouvernement veuille poursuivre « la piste privée ». Celle de LDA est en deçà de sa précédente proposition qui prévoyait de garder 520 salariés mais n'a jamais pu être mise sur la table du fait du blocage syndical. On n'en serait plus qu'à 300 emplois sauvés. Sans le rachat des bateaux, LDA venant alors avec les siens (et avec une partie de ses équipages ?).
Eurotunnel dit continuer à croire en la Scop, pensant qu'elle peut avoir « un business plan viable » mais son projet de soutien à la Scop est-il acceptable en terme de droit de la concurrence par Bruxelles ? La ministre semble en douter. Elle a confié, hier, avoir cru comprendre, « entre les lignes » que si « la Scop ne se créait pas, Eurotunnel serait prêt à faire une offre privée, à racheter les bateaux et à recréer une activité ».
À défaut d'une solution dans le transport maritime, reste toujours la proposition faite par Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, d'offrir une possibilité de reclassement mais Mme Kosciusko-Morizet lui demande d'être « beaucoup plus clair sur ces offres ». Aujourd'hui, un site Internet doit être activé par la SNCF avec 500 propositions d'emploi pour les SeaFrance.
Seule certitude confirmée hier : les lettres de licenciement seront envoyées le 20 janvier.


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...