Éric Quiquet : « Les écolos, c'est bien mais chez les autres »
Publié le dimanche 08 janvier 2012 à 06h00 - JULIEN GILMAN > julien.gilman@nordeclair.fr
Le candidat EE-LV dans la 2e circonscription du Nord est sorti de sa réserve, hier. Éric Quiquet livre ses motivations et revient sur le choix des socialistes de placer face à lui la Lilloise Audrey Linkenheld.
À l'heure d'ouvrir le combat dans la deuxième circonscription, Éric Quiquet se reconnaît « des concurrents à gauche, une adversaire UMP et un ennemi, le FN ». N'empêche. Dans ce fief socialiste où le député depuis 34 ans, Bernard Derosier, ne se représente pas, le candidat d'Europe Écologie-Les Verts se positionne avant tout vis-à-vis de ses partenaires du PS. S'il ne remet pas en cause l'accord national entre les deux partis de gauche, « ce qui pose problème, c'est sa déclinaison régionale », tranche-t-il.
À bien y regarder, « sur trente-trois circonscriptions, il n'y en a qu'une seule, la huitième du Nord, que nous pouvons obtenir », jauge-t-il. Alors, un brin ironique, lui qui espérait bien obtenir le soutien de celle dont il est l'adjoint à la mairie de Lille depuis 2001 rend hommage à la Première secrétaire du Parti socialiste. « Je salue le talent de Martine Aubry qui, avec beaucoup de conviction, a su imposer chez ses collègues de Lyon ou Paris des candidats écologistes, lance Éric Quiquet. Les écolos, c'est bien, mais chez les autres ! On peut prendre les Parigots pour des rigolos, mais Wattrelos n'est pas un quartier de Lille. » Le Vert se retrouve donc avec une épine rose dans sa chaussure. Et pas des moindres, puisqu'il s'agit d'Audrey Linkenheld, ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry à la mairie de Lille, adjointe depuis 2008 et souvent présentée comme dauphine aux fonctions de maire. « Je ne suis pas un élu zappeur, je ne vais pas à l'Assemblée Nationale pour ensuite me faire élire à la mairie de Lille », lâche Éric Quiquet. Si, à l'instar de sa concurrente socialiste, lui aussi s'engage à quitter ses délégations d'adjoint une fois élu député pour ne demeurer, à Lille, que simple conseiller municipal, il met en avant sa plus longue expérience. « J'ai été adjoint au maire durant 10 ans. J'ai réalisé des choses, estime-t-il.
Ce n'est pas au bout de trois ans qu'on a un bilan. » C'est justement cette « notoriété » acquise au long des années, à Lille et à la communauté urbaine, qu'Éric Quiquet met en avant afin de justifier sa candidature. Et malgré « des péripéties qui ne changent rien », il se place en favori d'une campagne ouverte.
« Succéder à Bernard Derosier ne s'improvise pas. Je me prépare depuis des années et j'ai pris ma décision il y a un an. Ce n'est pas, pour moi, un lot de consolation », lance-t-il, comme une dernière pique à Audrey Linkenheld, obligée de quitter la liste socialiste aux dernières sénatoriales à cause d'une incompatibilité professionnelle.
« Motivation
et détermination »
Dans ces législatives, Éric Quiquet se jette ainsi dans une croisade contre « la stratégie socialiste d'hégémonie totale à Lille ».
S'il est élu, il compte répondre à « une vraie crise démocratique » en « restaurant la fonction parlementaire », « ressouder le pays sur le plan social » et « faire de la pédagogie sur la transition énergétique qui est, avant tout, enjeu d'emplois et de pouvoir d'achat ». Ces axes programmatiques, l'écologiste comptait les défendre dans une campagne de terrain qu'il a débutée hier, à Villeneuve d'Ascq, la plus grosse commune de la circonscription. Il compte sur les 80 adhérents lillois d'EE-LV et espère fédérer, d'ici fin février, un réseau de 200 sympathisants volontaires. « Le but, c'est de tourner la page du sarkozisme, la pire escroquerie politique de la Ve République. La tâche est immense, mais j'ai la motivation et la détermination de représenter les électeurs de la 2e circonscription à l'Assemblée Nationale et je ne doute pas d'y arriver. »



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...