Une adolescente de 12 ans se suicide avec le fusil de chasse de son père
Publié le mercredi 04 janvier 2012 à 06h00 - CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr
C'est dans cette petite maison de la rue Camphin à Éleu-Dit-Leauwette que Pauline, 12 ans, s'est donné la mort.
Dans la nuit de lundi, veille de rentrée des classes, la jeune Pauline a mis fin à ses jours au domicile familial avec une arme à feu appartenant à son père. Un acte rare qui reste pour l'heure inexpliqué.
Hier matin, le coeur des riverains de la rue Maurice-Camphin à Éleu-Dit-Leauwette, petite commune de 3 000 habitants située entre Lens et Liévin, n'était pas à s'échanger les traditionnels voeux de bonne année. « J'ai pas envie de parler, c'est trop dur pour moi », lâche, émue, une dame résidant en face du n°30 où s'est produit l'impensable. C'est là, peu avant minuit dans la nuit de lundi à mardi, au sein de la maisonnette de briques rouges de ce quartier calme, que Pauline, 12 ans, se serait emparée d'une arme utilisée par son père lors de parties de chasse. Puis l'aurait retournée contre elle à l'heure où ses parents et ses deux petits frères de 10 et 11 ans étaient paisiblement couchés. Un drame jugé « très rare » par le parquet de Béthune, compte tenu du jeune âge de la victime et du mode opératoire particulièrement violent.
« En l'état, rien ne met en évidence l'intervention d'un tiers, souligne Patrick Leleu, procureur adjoint. En attendant l'autopsie qui aura lieu dans les prochains jours, les premiers éléments de l'enquête privilégient largement la thèse du suicide. » D'autant que l'adolescente a laissé une lettre derrière elle qui, toutefois, « ne donne pas les raisons de son passage à l'acte » mais ressemble davantage à une lettre d'amour à destination de ses proches.
Des problèmes relationnels
Des investigations sont principalement menées dans « son environnement familial et scolaire ». Car il semblerait que la jeune fille avait quelques problèmes relationnels avec d'autres élèves de son établissement. Mais contrairement à certaines rumeurs, Pascal Decaix, le proviseur du collège Jean-Jaurès, en ZEP à Lens, où Pauline était scolarisée, assure qu'« à notre connaissance, c'était une élève qui n'était pas victime de harcèlement ». Il explique même avoir rencontré la mère de la victime début décembre, laquelle n'avait pas évoqué de plainte de sa fille de cet ordre.
Décrite, par une enseignante, comme une ado « repliée sur elle-même » et par le chef d'établissement comme une élève « avec des résultats honorables mais perfectibles », elle était suivie par une assistante sociale, comme d'autres de ses camarades. Abattus, tous partagent la même incompréhension. « Elle avait certainement un mal-être qui n'était pas d'origine scolaire », ajoute Pascal Decaix qui a, par ailleurs, mis une cellule psychologique en place au sein du collège.
Hier soir, beaucoup de questions restaient encore en suspens. Interrogations que l'audition des parents pourra peut-être lever. En état de choc, ils ont été immédiatement transportés par les pompiers à l'hôpital avec leurs deux fils. Les habitants, le maire d'Éleu-Dit-Leauwette et l'ensemble de la communauté éducative s'associent à la douleur de cette famille dépeinte comme « discrète » et « sans histoire ».


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...