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Des « V'Lillois » plutôt contents mais qui ont l'oeil au moindre détail

Publié le 07/12/2011 à 00h00

Trois mois après le lancement, Transpole et LMCU ont rencontré hier pour la première fois un comité d'usagers. Des V'Lillois globalement satisfaits... mais le diable se cache parfois dans les détails.

Des « V'Lillois » plutôt contents mais qui ont l'oeil au moindre détail
Trois mois après le lancement, Transpole et LMCU ont rencontré hier pour la première fois un comité d'usagers. Des V'Lillois globalement satisfaits... mais le diable se cache parfois dans les détails.

On ne sait pas s'ils étaient tous venus en V'Lille, mais les 80 usagers présents dans les salons de l'hôtel de communauté avaient des arguments dans la sacoche. Pas spécialement désagréables, au demeurant. Mais pointilleux à l'extrême face à ce qu'il convient d'appeler le succès de l'automne.

D'ailleurs c'est par une volée de chiffres tous plus mirobolants les uns que les autres qu'a commencé la séance de vélothérapie collective qui aura duré deux bonnes heures. À ce jour, explique Olivier Barre, chef du projet Vélo à Transpole, le vélo en libre service (VLS) enregistre 11 274 abonnés un an, plutôt des hommes jeunes (80 % des usagers ont moins de 35 ans) et chaque vélo est loué en moyenne 8,7 fois par jour.

Crises de manque

Voilà pour les bonnes nouvelles. Mais quand la salle prend la parole, on change de braquet. « Serait-il possible d'améliorer l'interface à la borne. On perd parfois du temps et quand il y a un peu de queue, ça dissuade les gens », dit celui-ci. « Mon gros reproche, c'est que je trouve que la première vitesse ne sert à rien et que le système pour passer les vitesses est inversé par rapport aux vélos du commerce » , affirme un autre. Plus militant, un autre s'interroge : « Comment se fait-il qu'il y ait si peu de stations à Lille-Sud alors qu'il y en a deux dans ma toute petite rue du Vieux-Lille ? ».

Les questionnements sont variés, vont du pédalier au guidon, de la bornette rétive à l'accrochage à la piste cyclable cruellement absente, en passant par le panier à l'évidence trop petit pour le sac des filles. La plupart font part de leurs crises de manque aux stations vides, de Lille Flandres à Gambetta. Une seule roue vous manque est tout est dépeuplé...

Pour Transpole et la communauté urbaine, tout cela est révélateur de la réussite du V'Lille qui doit désormais s'étendre à la location longue durée, laquelle peine à décoller (942 abonnés, surtout des Lillois). Les messages ont été bien reçus assure-t-on, en rappelant malgré tout quelques fondamentaux.
Hormis les déploiements de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve et quelques autres communes en 2012, il ne faut pas s'attendre à des renforts sur Lille et ses environs. Du moins dans un premier temps. « L'opération, c'est 2 000 VLS à fin 2012. À ce moment-là, on fera le bilan », promet Éric Quiquet. Pas d'effort supplémentaire, mais quelques nouveautés quand même pour faciliter la vie des V'lillois, telle cette « vraie » appli smartphone annoncée pour les prochaines semaines.
Hier, il y a eu beaucoup de satisfaction. Mais aussi beaucoup de questions, quelques réponses, et des interrogations en suspens qui ne manqueront pas de revenir lors du prochain comité d'usagers, avant l'été 2012.

Nord Éclair