À Roubaix ou Tourcoing, les lofts restent des valeurs sûres
Publié le mardi 25 octobre 2011 à 06h00
Un loft à la filature, rue du Touquet à Tourcoing, déjà vendu et mis en location par l'agence Mille Habitat.
L'esprit a changé, les immenses plateaux où le mobilier vient de récupérations ne sont plus vraiment la majorité des biens vendus.
Mais les lofts, à savoir ces appartements aménagés dans des usines désaffectées, se créent encore.
Xavier Mille est un précurseur. En 2001, alors que quelques lofts se créent individuellement dans le secteur de Roubaix-Tourcoing, lui imagine de proposer des lots entiers en utilisant des usines désaffectées. Le secteur, au passé industriel que l'on connaît - Xavier Mille rappelle même que « Roubaix était en 1904 la ville la plus riche de France » -, se prête à l'exercice. « Il y a dix ans, les gens ne savaient pas quoi faire des usines désaffectées. » Il commence, entre autres, par l'usine du Sartel à Roubaix, y vend des lofts « nus », sans aménagement, de 280 m² à 120 000 euros.
Aujourd'hui, la même surface sera divisée en trois, pour 95 000 euros chaque appartement. Les prix ont monté, la surface s'est réduite. Xavier Mille, qui a depuis créé son agence immobilière spécialisée dans le loft, Mille Habitat, a vendu en septembre dernier un plateau nu de 59 m² dans une ancienne usine à 98 000 euros.
Alors, bien sûr, l'esprit n'est plus le même. On n'en est plus à ces immenses espaces meublés de matériaux de « récup' », mais lorsqu'on visite les lofts récemment « livrés » à la filature à Tourcoing, on découvre malgré tout des appartements ultra-modernes logés dans ces vieilles briques si typiques. Et les acquéreurs sont toujours nombreux. « Ce sont des gens qui cherchent de gros volumes à des prix abordables. J'ai beaucoup d'acheteurs trentenaires qui, auparavant, vivaient dans le Vieux-Lille », explique Xavier Mille. Vient aussi récemment une nouvelle clientèle, des quarantenaires ou quinquagénaires, divorcés, qui veulent recommencer leur vie dans un esprit new-yorkais...
Mais c'est comme tout, l'offre décroît. « Il y a de moins en moins d'usines » utilisables. Cependant, des projets sont encore en cours ou à venir. À Roubaix, 75 lofts sont à venir rue Victor Hugo, tandis qu'on en prévoit 66 dans l'ancienne usine La Redoute rue Duguay-Trouin à Tourcoing. Avis aux amateurs ! w
B.B.


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