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SÉNATORIALES

Le sortant Michel Sergent écarté de la liste PS-MRC

La MRC Sabine Van Heghe (à gauche) incarne seule l'union à gauche. Le PRG a en effet accepté de se contenter, cette fois, d'un rôle de figurant. La MRC Sabine Van Heghe (à gauche) incarne seule l'union à gauche. Le PRG a en effet accepté de se contenter, cette fois, d'un rôle de figurant.

Le voile est enfin levé sur la composition de la liste socialiste pour les élections sénatoriales. Une liste d'union à gauche conduite par le président de Région, symbolisée par une candidate MRC et le soutien du PRG, mais surtout marquée par l'absence du sortant Michel Sergent.



GAËLLE CARON > gaelle.caron@nordeclair.fr
Daniel Percheron, Catherine Génisson, Jean-Claude Leroy, Odette Duriez, Hervé Poher, Sabine Van Heghe et Dominique Dupilet, tels sont dans l'ordre les candidats désignés par le PS du Pas-de-Calais pour tenter de garder ses trois sièges au palais du Luxembourg et même d'en accrocher un 4e ...
Si la sortante Michèle San Vicente, maire d'Annay-sous-Lens et sénatrice depuis 2001, avait dès le début de l'année annoncé qu'elle ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat, l'absence de Michel Sergent, est, elle, beaucoup plus surprenante. Ancien maire de Desvres, député et conseiller général, le sénateur élu pour la première fois en 1992 a « exercé tous les mandats possibles avec brio et impose le respect », de l'aveu même de Catherine Génisson. Paradoxe. Le PS 62 n'a pas cru bon de lui renouveler sa confiance et la première fédérale, également députée et vice-présidente de Région, figure en 2e position éligible, devant Jean-Claude Leroy et Odette Duriez, deux parlementaires dont les circonscriptions sont condamnées.


Lettre ouverte aux militants Évidemment, pour Michel Sergent, la pilule est dure à avaler. « Je reste amer et scandalisé. Mon écoeurement est grand, car aucun de ceux que je côtoie depuis plus de 30 ans n'a eu le courage de me dire ce qu'on me reprochait », confie le malheureux sortant. Dans un courrier adressé le 22 août dernier aux militants, il dénonce notamment des « irrégularités dans l'organisation du vote des militants », une mainmise de l'exécutif départemental - la liste compte trois conseillers généraux sur sept candidats - au détriment d'élus municipaux, et finalement « une liste bâtie pour conforter des situations personnelles ».
En réponse, Catherine Génisson explique simplement briguer le Sénat, car elle est convaincue que c'est là qu'elle défendra le mieux les collectivités territoriales. « Nous sommes là pour porter la voix des communes et leur démontrer que sans l'accompagnement de la Région et du Département, plus aucune d'elles ne pourrait avoir des projets », argue de son côté Dominique Dupilet. Pour le président du conseil général, aucun doute, la liste PS « a une connaissance du terrain profonde et correspond le plus à la sociologie des grands électeurs ».
Le sacrifice du PRG Protéger le service public et les communes rurales face à un État qui se désengage : c'est ce message qui a convaincu Jean-Marie Alexandre, chef de file du MRC 62, d'accepter une 6e place symbolique pour l'un des siens, en l'occurence la conseillère générale Sabine Van Heghe. Et c'est finalement sur son seul nom que repose l'union à gauche. Patron du PRG 62, Pierre Georget s'est en effet opposé aux accords nationaux prévoyant un temps une parachutée en position éligible et s'est accommodé d'un rôle de soutien, sans aucun candidat sur la liste. « Pour gagner, ce qui compte c'est l'addition des voix. Nous sommes porteurs de combien de voix dans le Pas-de-Calais ? Le Sénat est tellement proche de basculer à gauche qu'on ne peut pas se permettre des querelles irresponsables », argumente le radical, en attendant le retour d'ascenseur...w


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