La vie nocturne sur le chantier de l'A1
Publié le mercredi 24 août 2011 à 06h00
Doté de capteurs ultra-sons, le finisseur étale l'enrobé de manière égale sur la largeur de chaussée définie. Quatre personnes sont mobilisées pour le manoeuvrer. Photos Hubert Van Maele
Rabotez le vieux, mettez du neuf, étalez avec le finisseur, compactez puis balisez et il ne vous reste plus qu'à rouler. Découvrez comment refaire l'autoroute A1 en pleine nuit avec les ouvriers d'Appia Grands Travaux, maître d'ouvrage.
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Elle prend position dans les starting-blocks. Juste quelques gorgées d'eau avant de s'élancer et c'est parti. Non, il ne s'agit pas d'une sprinteuse mais de la raboteuse. Avançant de dix mètres par minute, cette machine est chargée de creuser la chaussée à la profondeur demandée tout en « recrachant » le gravier dans un camion spécialement prévu à cet effet.
On rabote et rebelote
C'est l'une des premières étapes du chantier de l'A1 divisé en quatre « ateliers » : balisage, rabotage, enrobé et peinture. Les raboteuses interviennent une fois la zone des travaux sécurisée à l'aide de barrières et de balises. Alors qu'elles sont quatre à raboter dans la journée, il n'en reste plus qu'une la nuit. C'est l'atelier le plus dur et le plus long. « Dans la semaine, pendant trois jours et quatre nuits, on ne fait que ça » , explique Laurent Chivet, directeur du chantier. Une partie du vieux gravier est ensuite réutilisée dans la fabrication des enrobés : il s'agit d'un mélange de granulats et de bitume qui constituera la nouvelle chaussée.
Les enrobés, réalisés à la centrale temporaire d'Annay-sous-Lens, sont acheminés sur le chantier par une trentaine de camions faisant des allers et retours permanents. Sur place, la nouvelle « mixture » est déversée dans le finisseur. Appelée « finisheur » par les ouvriers, cette machine a pour rôle d'étaler l'enrobé de manière égale sur la largeur définie. « Le "finisheur" est équipé de capteurs ultra-sons de chaque côté, ce qui permet de garder la même hauteur de l'enrobé sur toute la surface », précise le directeur.
La machine, assez compliquée à manier, nécessite quatre personnes. « Vous avez le conducteur, un régleur, un adjoint et quelqu'un pour donner les indications au camion lorsqu'il déverse l'enrobé », énumère un ouvrier. Mais ce n'est pas tout : « Il ne faut pas oublier de nettoyer les chenilles, ajoute-t-il. L'enrobé se colle dessus et peut arracher les câbles hydrauliques. » Étalée à 160°C, la nouvelle chaussée doit être aplatie dans l'heure qui suit. « Il faut compacter l'enrobé avant qu'il refroidisse », explique Laurent Chivet.
Chambre à 35 euros le jour
Pour terminer, atelier peinture avec marquage au sol. Tout cela pendant douze heures d'affilée, de 20 heures à 8 heures, avant de passer le relais à l'équipe de jour. « À 5 heures du matin, c'est le premier coup de barre, confie Laurent, 47 ans, de Valenciennes. On commence à regarder la montre. » Ils sont ainsi près d'une quarantaine à vivre la nuit en dormant le jour. « L'hôtel nous compte 35 euros la nuit, mais c'est plutôt le jour en fait », rigole Ruddy, 39 ans, de Périgueux. « Ils pourraient d'ailleurs faire encore du fric en louant nos chambres la nuit », ajoute Laurent.w


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...