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POLÉMIQUE. Faut-il légaliser le mariage homosexuel ?

Publié le 30/07/2011 à 00h00

Dimanche dernier, New York célébrait ses premiers mariages entre personnes de même sexe. En France, le sujet fait toujours débat.

POLÉMIQUE. Faut-il légaliser le mariage homosexuel ?
Dimanche dernier, New York célébrait ses premiers mariages entre personnes de même sexe. En France, le sujet fait toujours débat.


Pour les plus réfractaires, c'est la notion même de famille qui est bousculée.
FLORIE KONG WIN CHANG > region@nordeclair.fr
Le 24 juin 2011, l'État de New York devient le sixième des États-Unis à légaliser le mariage homosexuel. Dix jours plus tôt, les députés rejettent en France une proposition du Parti socialiste qui aurait permis aux couples de même sexe de passer devant le maire.


Pourtant, selon un sondage réalisé par l'Ifop pour Dimanche Ouest-France, 63 % des Français seraient en faveur de la légalisation du mariage homosexuel, douze ans après la création du Pacs. Une question à laquelle seraient moins favorables les électeurs de droite, puisque 41 % d'entre eux seulement souhaitent voir les couples de même sexe obtenir la possibilité de se marier.

Tabou sur l'adoption
Dans un rapport sur la famille rédigé sous la direction d'Hervé Mariton et d'Anne Grommerch, un groupe de députés UMP préconise de « maintenir le mariage comme lien de deux personnes de sexe différent ». L'une des différences entre le mariage et l'union civile ouverte aux couples homosexuels à travers le Pacs est que la seconde n'accorde aucun droit sur les enfants du conjoint. Or, selon les rédacteurs du rapport, « avoir deux parents de sexe différent étant un bien élémentaire de l'enfant », il faudrait « prioriser l'adoption par les couples ou par les célibataires du cercle familial ».
Une proposition qui n'a pas manqué de déclencher des réactions du côté des associations sympathisantes de la cause homosexuelle. Pour SOS Homophobie, « l'UMP dresse un nouvel obstacle pour les homosexuel(le)s qui souhaitent adopter et qui n'ont d'autre choix que de procéder à une adoption en tant que célibataires, empêchant de fait la reconnaissance de leur conjoint(e) comme parent légal de leur enfant. » Une situation qui place les enfants en position d'insécurité, selon l'Association des parents gays et lesbiens (AGPL) : en cas de séparation, rien n'oblige le conjoint à verser une pension alimentaire.w

Nord Éclair