Actualités de la région

« Les lycéens sont passionnés par les sciences »

Publié le 27/06/2011 à 00h00

Quarante élèves en mathématiques, vingt en physique et autant en informatique-électronique-électrotechnique-automatique : les stages proposés depuis l'an dernier à Lille 1 aux lycéens de seconde ne désemplissent pas.

« Les lycéens sont passionnés par les sciences »
Quarante élèves en mathématiques, vingt en physique et autant en informatique-électronique-électrotechnique-automatique : les stages proposés depuis l'an dernier à Lille 1 aux lycéens de seconde ne désemplissent pas.


Un bon point pour Caterina Calgaro, chargée de mission « Relations lycées-université ».

Comment sont nés ces stages ?


>> Ils se sont déroulés pour la première fois l'an dernier à Lille 1 mais uniquement en mathématiques, à l'initiative d'un enseignant-chercheur d'origine roumaine, Mihai Tibar. Il souhaitait proposer à des lycéens une semaine d'activités non-scolaires de type découverte et initiation à la recherche. La « cible » a tout de suite été les élèves des classes de seconde car, en parlant avec l'enseignante d'un lycée, elle m'a expliqué que c'était impossible pour les terminales et premières, des classes occupées à passer les épreuves du bac. Et puisque les cours des élèves de seconde se terminent assez tôt, mi-juin, eux étaient plus disponibles.
Est-ce que le succès de l'opération vous étonne ?
>> Un peu, même si je pense que les lycéens sont passionnés par les sciences mais s'inquiètent pour les débouchés. Toujours est-il que l'an dernier, pour les stages de mathématiques, on se disait que si nous avions 15 candidats, ce serait génial. En fait, il y a eu 40 demandes provenant de lycéens de toute l'académie ! Certains jeunes sont même venus de Dunkerque tous les jours pour ce stage. Alors, on n'a pas eu le coeur de les refuser. Ce succès a donné envie à d'autres enseignants-chercheurs de rallier l'opération. D'où ces nouveaux stages cette année en physique et informatique.
Le but est-il de faire connaître l'université ou le monde des sciences ?
>> Les deux. On constate que pour leur orientation après le lycée, les élèves sont perdus : soit ils manquent d'informations, soit ils en ont trop. Depuis un an et demi, les trois universités de Lille 1, Lille 2 et Lille 3 sont unies dans un projet baptisé Demain l'université : nous allons à la rencontre des lycéens pour les aider à construire un parcours d'études, promouvoir l'université, changer son image. Montrer aussi les débouchés car peu de monde sait qu'après un master à Lille 1, le taux d'insertion professionnelle de nos diplômés est de 85 à 95 %. Avec ces stages qui rentrent dans le cadre du plan pour les sciences et les technologies à l'école du ministère de l'Éducation nationale, on permet à des jeunes de découvrir les formations, mais en valorisant l'aspect créatif et la recherche, qui fait la valeur ajoutée de l'université.
L'initiative va-t-elle se poursuivre ?
>> Certainement, même si c'est encore un peu tôt pour évaluer les retombées de ces stages. Mais l'idéal serait de les élargir encore plus l'an prochain à d'autres composantes de l'université.

Nord Éclair