Frappé dans la cour du collège, il s'en sort avec un genou cassé
Publié le samedi 11 juin 2011 à 06h00
La rixe a éclaté dans la cour de récréation du collège Mendès-France. Un élève de 12ans a été victime d'une fracture de l'épine tibiale.
La violence ordinaire. C'est ce que dénoncent plusieurs parents d'élèves du collége Pierre Mendès-France après l'agression d'un collégien. Ils veulent des moyens supplémentaires.
VINCENT DEPECKER > vincent.depecker@nordeclair.fr
Le 6 juin dernier, une bagarre éclate dans la cour de récréation du collège Pierre Mendès-France, à Tourcoing. Comme tant d'autres à entendre les parents d'élèves. « On vit dans un climat de violence, explique une jeune collégienne. Il y a au moins deux ou trois bagarres par semaine. Sans compter les grands qui se frappent à la sortie ». Ou dans les rues adjacentes. Sauf que lundi, pour Stéphane*, les séquelles seront plus graves que d'ordinaire.
Des parents dénoncent
un climat d'insécurité « Alors que mon fils de 12 ans était dans les rangs, un plus grand que lui est venu lui mettre une claque, explique Sandrine, la mère de la victime. Stéphane l'a attrapé par le col pour lui demander des explications. L'autre a fait mine de partir pour revenir et le frapper par-derrière ». Un violent coup dans le genou qui lui fera perdre l'équilibre.
Dans l'impossibilité de marcher, l'enfant est amené à l'infirmerie par les surveillants. « J'ai reçu un appel de l'infirmière qui m'a dit qu'il n'y avait rien de grave. Que je ne devais pas m'inquiéter. Il est resté assis plus de deux heures sur une chaise. Moi qui ne suis pas médecin, en voyant l'état de son genou, j'ai tout de suite compris que c'était grave ! ». Conduit aux urgences, on lui diagnostiquera une fracture au genou, un arrachement du plateau tibial. Bilan : deux mois d'immobilisation et des vacances d'été remises en question. « Ça fait sept ans qu'ils ne sont pas partis de Tourcoing, se désole une amie. Leurs billets sont déjà achetés ! » Une plainte a été déposée auprès du commissariat de Tourcoing pour violences volontaires. « Ce n'est pas la première fois que je dépose plainte contre X pour des violences ou des insultes contre mes enfants, déplore Sandrine. Le problème a été réglé sur le coup et tout revenait à la normale. Il faut savoir qu'un mois auparavant, l'agresseur de Stéphane avait déjà frappé un enfant qui a fini avec un bras dans le plâtre. Pourquoi n'a-t-il pas été viré ? ». Selon nos informations, l'élève scolarisé en SEGPA, devrait être exclu jusqu'en septembre.
Pourtant, plusieurs parents d'élèves que nous avons rencontrés dénoncent un « climat d'insécurité » dans l'établissement, des « surveillants totalement débordés car en nombre insuffisant » voire « un manque d'organisation ».
Séduits par le discours rassurant de la direction, à l'entrée en sixième, certains parents se disent déçus. « On nous a vanté les qualités de la vidéosurveillance, explique Sandrine. J'ai demandé à visionner les images de l'agression de mon enfant. On m'a répondu que les lieux de l'agression étaient trop éloignés des caméras. C'est grave ! » Pour marquer le coup, certains envisagent de manifester devant les grilles du collège, à la rentrée de septembre. Un courrier a été adressé au rectorat qui n'a pas pu ou voulu répondre à nos questions.w * Le prénom du mineur a été modifié.


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...