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Incendie de la salle des fêtes : la piste criminelle retenue ?

Publié le 27/05/2011 à 00h00

La salle des fêtes Jean-Mermoz située juste derrière la mairie de quartier est partie en fumée au cours d'un incendie. Évoquée par des voisins, la piste criminelle est explorée par la police.

Incendie de la salle des fêtes : la piste criminelle retenue ?
La salle des fêtes Jean-Mermoz située juste derrière la mairie de quartier est partie en fumée au cours d'un incendie. Évoquée par des voisins, la piste criminelle est explorée par la police.


SÉBASTIEN LEROY ET MORAD BELKADI > lille@nordeclair.fr
Il est aux alentours de 4 h 20 du matin hier lorsque les pompiers sont appelés pour un incendie qui s'est déclenché dans la petite salle des fêtes des Bois-Blancs. Une salle que les voisins, présents sur place, connaissent bien. Elle est en effet réputée être l'une des plus accessibles financièrement à Lille, et rares sont les week-ends où elle reste sans animation.
Des animations, cette salle n'en connaîtra plus avant un long moment. Les flammes ont littéralement ravagé le bâtiment, malgré l'intervention des soldats du feu. La mairie de quartier, située juste à côté aurait pu elle aussi partir en fumée, le feu sortant des fenêtres de la salle des fêtes en ruines ayant « léché » la toiture de l'édifice public. Outre le camion pompe et un camion compresseur, une équipe de GrDF était sur place pour parer à une éventuelle fuite de gaz.


Dès les premières minutes du sinistre, des habitants du quartier évoquaient un « acte criminel ». « Quand je suis parti conduire ma femme au boulot à 4 h, il y avait quatre jeunes qui traînaient à l'arrêt de bus. Et quand je suis revenu, plus personne, mais la salle était en feu », affirme un témoin. Selon un agent de la police municipale, si la piste criminelle n'était pas la seule retenue, cela y ressemblait fort, au petit matin. « On ne va pas faire de plans sur la comète, aucune piste n'est écartée, nous attendons les résultats de l'enquête », explique Akim Oural, le président du quartier des Bois-Blancs. Tous les témoignages sont pris au sérieux. Pour l'heure, l'enquête policière a été confiée à la Sûreté urbaine de Lille.

Gérer « l'urgence »
Ce qui est sûr, c'est que la structure du bâtiment, trop endommagée, devra être détruite. « Pour ne pas mettre en danger la sécurité des personnes », souligne Akim Oural. Qu'est-il envisagé pour la suite ? Devant le lieu du sinistre hier, certains riverains imaginaient déjà une salle flambant neuve qui sera reconstruite, « sur deux étages », s'enthousiasme l'un deux.
« Il est trop tôt pour penser à ça, répond le président des Bois-Blancs. Pour l'instant, on gère surtout l'urgence. » À savoir, faire en sorte que les événements qui y étaient programmés puissent se dérouler ailleurs. « Je devais faire une conférence sur l'Afrique le 30 mai, maintenant je ne sais pas où aller, je vais peut-être voir avec des écoles », confie un usager. Par solidarité, les quartiers voisins de Vauban et du Faubourg de Béthune ont proposé de mettre à disposition leurs locaux. Très légèrement impactée par l'incendie, la mairie de quartier était fermée hier. Elle devrait rouvrir ses portes aujourd'hui. w

Nord Éclair