La droite cherche le cap financier
Publié le mardi 15 mars 2011 à 06h00
Ils l'ont voulu, ils l'ont eu, ils l'ont lu. L'opposition de droite à la communauté urbaine dispose désormais du document de planification budgétaire de l'exécutif... qui les laisse sur leur faim. Explications.
SÉBASTIEN LEROY > sebastien.leroy@nordeclair.fr
Des mois que Bernard Gérard réclamait ce document censé présenter la programmation pluriannuelle du budget communautaire. Le maire de Marcq-en-Baroeul a finalement obtenu satisfaction. Du moins en partie. « Ce qu'on a obtenu, c'est un document qui donne un niveau d'enveloppe élevé pour chaque pôle (transport, logement, voirie, ndlr) pour les prochaines années, mais pas un échéancier qui précise l'ordre des priorités des investissements à venir. » Déception donc de l'élu marcquois et de l'ex-ministre Marc-Philippe Daubresse. « Au cas où Martine Aubry prétendrait se présenter à la présidence de la République, on peut être inquiet de son laboratoire lillois, qui n'est qu'opacité et refus de communiquer. Avec ce document, on nous donne des agrégats, des grandes masses. Autrement dit, on nous a baladés » , tacle se dernier, qui se vante en ce qui le concerne de transmettre tous documents utiles à son opposition au conseil municipal.
Alors, à défaut de priorités bien définies, les élus d'opposition mettent le doigt sur ce qui ne leur apparaît pas vraiment prioritaire. Le Faubourg des Modes, à Lille, « avec une forte participation de LMCU pour 19 créateurs. Ça fait cher l'image », ironise Marc Philippe Daubresse. La dotation de solidarité aux communes sur laquelle plane la plus parfaite « opacité ». Et le serpent de mer de la réhabilitation de la basse Deûle, notamment la remise en eau de l'avenue du Peuple Belge à Lille. « On lit dans ce document que 23 millions ont été engagés, alors qu'il ne devait s'agir que de 4 millions pour les études. Surtout, rien ne devait être engagé financièrement tant qu'il n'y avait pas de subventions européennes. Or, ce chantier n'est probablement pas éligible à ces subventions », argue Bernard Gérard.
« Est-ce à LMCU de payer le programme municipal de Lille ? », glisse un brin perfide Marc-Philippe Daubresse.
« Nous ne sommes plus
au temps du Gosplan ! »
La réponse du socialiste Dominique Baert, grand argentier de LMCU, ne s'est pas fait attendre longtemps. Sur la forme, l'élu wattrelosien observe que la date de la conférence de presse de la droite communautaire ne saurait mieux tomber, « à six jours des cantonales, alors qu'on leur a transmis ce document le 27 janvier ». Et sur le fond, Dominique Baert le répète : « Nous ne sommes plus au temps du Gosplan. Nous avons une stratégie financière pluriannuelle globale qui rencontre les priorités politiques du mandat que sont le logement, l'économie et le transport. Chaque année, nous faisons le point au moment du débat d'orientation budgétaire de l'état d'avancement des projets. » Quant au tacle sur le plan bleu, Dominique Baert a sa réponse : « Si on n'avait pas inscrit l'opération dans la programmation financière, la droite m'aurait fait le reproche d'être irresponsable. » Quoi qu'il en soit, la droite communautaire promet déjà de revenir avec ses récriminations médiatiques lors du prochain conseil, le 1er avril. w



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...