Espoirs anéantis à Mexico pour Florence Cassez
Publié le vendredi 11 février 2011 à 06h00
En rejetant son pourvoi en cassation, les juges mexicains ont définitivement condamné la Béthunoise accusée d'enlèvements qu'elle a toujours niés. Une décision expédiée en moins de deux heures...
FLORENCE TRAULLÉ (avec AFP)
Jusqu'au bout, ses proches ont espéré. En vain. Le tribunal mexicain chargé d'examiner le pourvoi en cassation (l'amparo) de Florence Cassez a rejeté hier les conclusions de ses avocats. « La justice de l'Union ne remet pas en cause la sentence définitive du tribunal d'appel », ont déclaré les juges, réduisant en miettes les espoirs de la jeune femme aujourd'hui âgée de 36 ans et incarcérée depuis 5 ans.
Les trois magistrats de la Cour de Cassation ont pris leur décision après moins de deux heures de réunion. « Ils n'ont même pas pris le temps de rendre la justice ! », s'indignait hier soir son avocat français, Me Frank Berton, juste après avoir appris la nouvelle.
Florence Cassez qui a toujours clamé son innocence n'a désormais plus aucun recours devant la justice mexicaine. M e Berton confirmait hier qu'il restait toujours la possibilité d'une action devant la Cour interaméricaine des droits de l'Homme ou la Cour internationale de Justice de La Haye. Des procédures qui, selon lui, prendront au moins cinq ans.
Accusée d'avoir participé à des enlèvements pour lesquels son ex-compagnon Israel Vallarta n'a toujours pas été jugé, Florence Cassez est arrêtée en décembre 2005 au cours d'un simulacre d'interpellation organisé pour la télévision, présenté à l'aube du 9 décembre 2005 comme un reportage en direct dans un rancho, une maison de campagne aux abords de Mexico. Elle a toujours soutenu avoir été arrêtée la veille et mise au secret en attendant l'aube. La police avait ensuite reconnu avoir procédé à une « reconstitution. » Dans un pays traumatisé par les enlèvements, l'opinion publique s'était déchaînée au début de l'affaire contre Florence Cassez, décrite par les médias mexicains comme la « Française diabolique ». Au fil des ans, le vent s'est mis à tourner. D'abord, le nouvel avocat mexicain de Florence Cassez, renforcé ensuite par Me Berton, a fouillé le dossier, lourd de plus de 10 000 pages et porté à la connaissance du public des éléments qui ont semé le doute dans des cercles de plus en plus larges au Mexique. En novembre 2010, Florence Cassez avait reçu deux soutiens de poids : celui de l'Église catholique du Mexique et celui d'un ex-procureur général fédéral, l'équivalent du ministre de la Justice, qui ont affirmé croire à son innocence. L'Église avait conclu à une « violation absolue » des droits de Florence Cassez et à son « absolue innocence ».
Violation de ses droits
L'ancien ministre Ignacio Morales Lechuga a estimé pour sa part que la procédure « n'a pas respecté les règles du droit pénal mexicain, a violé les droits de la condamnée » et « a abouti à laisser en liberté les coupables véritables du crime ». L'affaire Cassez est également devenue une pomme de discorde diplomatique entre la France et le Mexique, en particulier depuis la visite de Nicolas Sarkozy en mars 2009. Persuadé de son innocence, il s'était personnellement impliqué dans ce dossier, espérant jusqu'au bout obtenir la libération de Florence. L'année du Mexique en France pourrait être compromise par cette décision.w Les parents de Florence seront reçus lundi à 18 h par Nicolas Sarkozy.



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...