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SOS-Mains : une année sur le terrain pour sensibiliser

Publié le 29/11/2010 à 00h00

Vingt mille urgences par an, six mille opérations. À la clinique de Lille-sud, à Lesquin, SOS-Mains prend en charge les accidents du bras depuis 25 ans. Et mise cette année sur la prévention.

SOS-Mains : une année sur le terrain pour sensibiliser
Vingt mille urgences par an, six mille opérations. À la clinique de Lille-sud, à Lesquin, SOS-Mains prend en charge les accidents du bras depuis 25 ans. Et mise cette année sur la prévention.


JUSTINE FAIDERBE > justine.faiderbe@nordeclair.fr
Précieuses et fragiles, les mains sont à considérer comme un « outil ». Ce n'est pas Frédéric Millot qui dira le contraire : il est microchirurgien. Avec deux autres médecins, il a créé en 1985, à la clinique de Lille-sud, SOS-Mains, qui prend en charge depuis 20 000 urgences par an. « Six mille cas nécessitent une opération », précise-t-il. Doigts coupés, mains ouvertes, fracturées. Ou carrément à réimplanter. « Au début de SOS-Mains, on réalisait 30 greffes par an. Aujourd'hui, ce chiffre a été divisé par dix. » Mais la sensibilisation n'est pas encore suffisante, de l'avis des professionnels.
Alors, cette année, la Fédération européenne des services d'urgence de la main (FESUM), à laquelle adhère SOS Mains, lance le « Tour de France » de la sensibilisation : le bus devrait s'arrêter dans le Nord - Pas-de-Calais les... 21 et 22 octobre 2011.


En attendant, Frédéric Millot insistera sur les accidents du travail dans la région : ils concernent encore 70 % des accidents, contre 20 % d'accidents domestiques. « En hiver, en période de fête, il faut se méfier des ustensiles, style couteaux à huîtres. » Qui engendrent 30 000 accidents par an en France, sur 1,4 million au total. Question de santé publique (« une prise en charge a un coût » : 12 000 E en moyenne selon la Fesum) et « d'éducation » : « Il faut prendre son temps et surtout penser à protéger sa main ».
En été, ce sont les accidents agricoles qui sont courants.
Autre donnée : 35 % des accidentés ont entre 10 et 24 ans, et 10 % sont des enfants. La porte qui claque sur les doigts : à quand un système de fermeture de porte doux généralisé ? w

Nord Éclair