Contestations autour du viol présumé de son ex-concubine
Publié le mercredi 10 novembre 2010 à 06h00
L'histoire commence à Haubourdin un soir de fête, le mariage d'un ami. Une jeune femme affirme avoir été violée par un ancien concubin. Lequel nie. Débats serrés en prévision.
DIDIER SPECQ > didier.specq@nordeclair.fr
À partir de ce matin et jusqu'à vendredi soir, avec la pause du 11 novembre au milieu, la cour d'assises de Douai étudie le cas de Damien S., un jeune Haubourdinois qui conteste fermement avoir violé sa compagne. Le couple était-il encore ensemble ? Même ce point est contesté.
Toujours est-il que la jeune femme, le 6 avril 2008 vers 5 h 50, porte plainte au commissariat de Lille. Elle affirme avoir quitté, sentimentalement parlant, Damien S. le 30 mars. L'examen gynécologique, effectué rapidement, conclut à la réalité d'un rapport sexuel traumatique subi par la jeune femme, assistée par Me Catherine Vannelle.
Rentrés ensemble en voiture
Mais, la veille au soir, Damien S. et la jeune femme assistaient bien ensemble au mariage de Stéphane S., le frère du précédent. Ils étaient bien rentrés en voiture ensemble, vers 4 h du matin, et ils avaient même déposé un autre couple. Un autre couple qui n'a rien remarqué de bizarre. La jeune femme qui portera plainte était au volant.
Apparemment, une dispute éclate entre eux deux dans la voiture au moment au Damien S. aurait dû être déposé à son tour. Il descend puis il revient. Il remonte alors dans l'auto et se serait maintenu de force dans la voiture où il aurait violé son ex.
Ils faisaient un « break »
Damien S. est interpellé le 6 novembre vers 10 h. Il est encore alcoolisé et affiche un taux de 0,47 mg par litre d'air expiré. Mais il ne conteste pas avoir bu au mariage. Ils se sont certes disputés, selon l'accusé, car ça n'allait plus très bien entre eux. Il n'y avait pas rupture mais, toujours selon Damien S., ils avaient convenu d'un « break ». Mais c'est dans l'après-midi, alors qu'ils s'étaient rencontrés avant d'aller à la fête, qu'ils auraient eu un rapport sexuel consenti.
D'ailleurs, durant la longue soirée, ils apparaissent, selon certains témoins, comme un couple uni. Quant aux ecchymoses sur la victime, selon Me Florence Meilhac qui défend l'accusé, elles n'indiquent pas forcément un viol. Des gynécologues s'opposent sur ce point.
Bataille d'expertises, minutage contesté de la soirée, témoignages contradictoires : gros débats en perspective. Verdict vendredi soir.w



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...