Les composites textiles, solutions innovantes de demain
Publié le vendredi 29 octobre 2010 à 06h00
Les composites textiles ont de multiples applications, notamment concernant l'isolation thermique.Photo Hubert Van Maele
Les chercheurs internationaux dans le domaine des composites textiles s'étaient donné rendez-vous, ces trois derniers jours, pour un congrès à Lille.
Retour sur l'enjeu économique dans la région.
NOÉMIE COPPIN > region@nordeclair.fr
Transport, aérospatial, génie civil, médical, télécommunications, les composites textiles sont partout. Un composite, c'est un assemblage de plusieurs matériaux de nature différente, et dont les qualités se complètent afin d'obtenir un matériau aux performances supérieures.
Légèreté, résistance mécanique et chimique, recyclabilité, isolation thermique ou phonique. Ces composites textiles représentent un marché mondial en croissance de 5 % par an, évalué à 80 milliards d'euros pour 2010.
En France, le marché concerne surtout les secteurs du transport et du bâtiment. Au Nord de Paris, une cinquantaine d'entreprises fabriquent des composites à base de textiles. Notamment Duflot, à Caudry : « Pour l'automobile, les composites textiles sont apparus il y a une dizaine d'années, pour le bâtiment c'est plus récent. Chez Duflot, on fabrique des produits pour nos clients du secteur automobile. Produits qui donneront des pavillons acoustiques, des tablettes arrières ou des conduits acoustiques d'admission d'air. On équipe notamment la 308CC, la C2 et le Kangoo, explique Clémence Rawas, chargée de recherche et développement. Pour le bâtiment, on a développé le Trifonic®, qui, appliqué sous le carrelage, permet d'isoler acoustiquement les pièces des bruits de pas ou de chocs. La porte reste ouverte pour l'application des composites dans tous les secteurs, notamment le ferroviaire. » Laure Wirbel est quant à elle doctorante chez Norpac : « Nos matériaux principaux sont encore le béton et l'acier, avec un très mauvais bilan carbone. Nous cherchons donc à les remplacer petit à petit. La filière bois paraît aujourd'hui évidente, mais nous nous interrogeons sur d'autres matériaux, comme les textiles. Ils sont déjà utilisés pour réaliser la structure de certains ponts, à base de fibres carbones remplaçant les barres d'acier. Ou pour réparer les anciens monuments dont les aciers auraient rouillé au contact de l'air. Tout ceci n'est qu'un début! »
Formation de pointe
L'excellence de la recherche passe d'abord par la formation. Fondée en 1889, l'ENSAIT (École Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles) de Roubaix est une des premières écoles européennes dans son domaine. Elle forme 70 % des ingénieurs de la filière textile en France. François Bossu y est enseignant chercheur : « On forme les jeunes à un savoir-faire de demain. Le potentiel de développement du secteur est énorme et tous les étudiants que j'ai encadrés ont systématiquement été embauchés. Surtout dans le secteur du transport. L'A380, le TGV sont allés plus vite, avec plus de passagers, en économisant l'énergie. Et la recherche se poursuit. Également pour les voitures électriques, qui cherchent la légèreté face aux capacités limitées de leur batterie ».
Pour structurer le secteur dans la région, le Centre Européen des Textiles Innovants (CETI) se construit entre Roubaix, Tourcoing et Wattrelos. Il devrait être opérationnel en 2012.w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...