« Je retiendrai d'elle son sourire »
Publié le vendredi 10 septembre 2010 à 06h00
L'émotion et la mobilisation s'amplifient autour de Natacha Mougel, la joggeuse assassinée alors qu'elle effectuait son footing à Marcq-en-Baroeul.
Tous ceux qui l'ont côtoyée parlent d'une femme « rayonnante » et « pleine de vie ».
VINCENT DEPECKER et MORAD BELKADI > region@nordeclair.fr
Elle allait bientôt fêter ses 30 ans. Entourée des siens. De Jean-Sébastien, son compagnon. De ses collègues du Decathlon Campus de Villeneuve d'Ascq, où Natacha travaillait. De ses parents et de ses proches. Une jolie fête. Des cadeaux. Beaucoup de joie et d'amour.... C'était sans compter sur le destin. Sur l'horreur et l'abomination.
Dimanche soir, chemin de la Beuvrecque, la course de cette jeune Marcquoise a croisé la route d'Alain Penin, un violeur de joggeuses âgé de 39 ans, en voie de réinsertion. Deux êtres que vraiment tout oppose.
Elle, brillante, « rayonnante » selon ses amis. Belle et menue. À l'orée d'une carrière intéressante. Difficile, d'ailleurs, pour les proches de Natacha Mougel d'énumérer toutes ses qualités, tant les qualificatifs fusent. Alors, il suffit de lire les hommages sur Facebook pour mesurer la personnalité de cette jeune femme « pleine de vie » et sportive émérite. Ce qui l'avait amenée à un poste de cadre, chez Decathlon France, après des débuts professionnels dans un cabinet d'expertise comptable. « Elle venait d'avoir un poste plus important, on n'avait plus trop le temps de se voir », indique Alexia, une amie d'enfance.
« Natacha, c'est le portrait type de l'employé de chez Decathlon, assure l'avocat de ses proches, Me Emmanuel Riglaire.
Sportive et intelligente. C'était vraiment une femme sans histoire. Un couple stable, une belle réussite professionnelle, une belle vie qui l'attendait. Et c'est cela qui rend ce meurtre encore plus abominable. » « Ce mardi, on devait aller courir ensemble » Il y a un an quasiment jour pour jour « Natachou », comme la surnommaient certains de ses proches, participait au semi-marathon de Marcq-en-Baroeul, sa ville. Une jeune photographe l'immortalisait, franchissant la ligne d'arrivée. Dossard 1074, brassière blanche, cycliste noir, casque d'iPod dans les oreilles... La même tenue qu'elle portait pour s'entraîner. Ce jour-là, Natacha bouclait les 21 kilomètres du parcours en moins de deux heures. Une belle performance pour cette sportive non licenciée mais passionnée de sport et de course à pied. Cette année, elle comptait bien reprendre le départ. « Elle ne s'était pas vraiment entraînée, mais elle voulait quand même le faire. Jean-Sébastien lui disait qu'elle était folle. Mais c'était Natacha, une battante, raconte Alexia. D'ailleurs, ce mardi on devait aller courir ensemble. » Mais tout ça, c'était avant. Avant l'inimaginable. « Comment croire que sa moitié est partie un soir en disant "je vais courir, à tout à l'heure !" et n'est jamais rentrée à la maison ?, s'interroge Emmanuelle, la belle-soeur de la victime, sur le site Facebook. Que pendant que tout le monde était occupé à ses petites affaires, un horrible monstre s'acharnait à prendre la vie de notre petit ange ? » « S'il y a bien quelqu'un sur Terre qui ne méritait pas de mourir d'une façon aussi atroce, c'est bien elle, souffle un proche.
Natacha était la bonté incarnée. Je retiendrai d'elle sa gentillesse et son sourire. » Et ses cheveux blonds, noués en queue de cheval, qui voletaient à chaque foulée. Dans ce parc du Septentrion qu'elle connaissait depuis toute petite. Où elle aimait s'entraîner et où elle a perdu la vie. À 29 ans.w



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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...