Pour le recteur d'académie, « l'heure n'est pas à réclamer plus de moyens »
Publié le vendredi 03 septembre 2010 à 06h00
Marie-Jeanne Philippe, recteur d'académie, a défendu les réformes engagées depuis trois ans, avec pour objectif «la réussite des élèves».
Première rentrée dans l'académie de Lille pour le recteur : « Sans problème particulier » pour Marie-Jeanne Philippe qui a mis l'accent sur les réformes du lycée et de la voie professionnelle.
Avec la « réussite » des élèves en ligne de mire.
Une rentrée de recteur, ça donne quoi ? Pour Marie-Jeanne Philippe, elle a débuté hier matin à Arras : d'abord à l'école Voltaire, où les élèves ont classe le mercredi matin, ateliers l'après-midi. « Des rythmes très particuliers mais ça confirme ce que je pensais déjà : ne pas avoir de coupure pendant la semaine est un avantage pour la concentration des élèves », note le recteur. Au collège François-Mitterrand, toujours à Arras, Marie-Jeanne Philippe a observé avec attention les dispositifs de remédiation, d'aide aux élèves, de travail plus différencié. Avec « des résultats au brevet des collèges au-dessus de la moyenne et un établissement du coup plus attractif », ajoute le recteur pour qui « cela va dans le sens de ce que je souhaite faire ». Mais l'autre aspect d'une rentrée de recteur, c'est aussi d'impulser les grandes lignes du projet engageant l'académie jusqu'en 2014. Cette académie, Marie-Jeanne Philippe la souhaite « pilote en terme d'innovation », avec pour principal objectif « la réussite des élèves, but poursuivi par les réformes engagées ».
« La réforme du lycée
ne bouscule pas tout »
Ces réformes, dont celle du lycée qui s'applique cette année aux classes de seconde, le recteur les sait critiquées. Le moment pour elle de rappeler que dans l'académie, le taux de 80 % d'une classe d'âge titulaire du bac est loin d'être atteint. « Nous ne sommes qu'à 70 % et seulement 40 % d'une classe d'âge titulaire d'un diplôme universitaire », détaille-t-elle. Réformes, donc, « pour augmenter le niveau de qualification » des élèves : celle du 1er degré, qui a vu se mettre en place les 2 heures hebdomadaires d'aide personnalisée et « dont les résultats se font déjà sentir sur les évaluations en CE1 et CE2 ». Réforme, toujours, de la voie professionnelle « pour amener plus d'élèves, et en trois ans, au bac pro et adapter l'enseignement à leurs besoins », le but étant ici de les inciter aussi à poursuivre en BTS ; réforme, enfin, du lycée général et technologique, avec les enseignements d'exploration, l'accompagnement personnalisé (lire NE de mardi), etc. Autant de changements qui s'inscrivent « dans une logique de réussite à l'université, où le taux d'échec en 1èr e année reste trop important ». Et non assure Marie-Jeanne Philippe, « la réforme du lycée ne bouscule pas tout, elle tente de garder ce qui était bien et de modifier ce qui l'était moins ». La réflexion sur l'orientation pourra ainsi se poursuivre , le dispositif permettant désormais au lycéen de préparer son choix sur trois ans, avec possibilité de passerelles en cas de mauvais aiguillage. Et si une large autonomie a été laissée aux établissements, « c'est parce qu'ils connaissent mieux que d'autres les besoins de leurs élèves » , assure Marie-Jeanne Philippe. Critiquée aussi, la formation des maîtres. Mais là encore, le recteur défend « la modernisation » d'un système qui prévoit pendant 8 semaines « une pratique accompagnée, avec un professeur stagiaire, un professeur tuteur et un remplaçant ». Le recteur assure que pour le second degré, il y a autant de professeurs remplaçants que de stagiaires (598). Quant aux moyens réclamés par les syndicats, Marie-Jeanne Philippe choisit de ne les évoquer qu'en dernier. Parce que dit-elle, « s'il y avait une corrélation entre les moyens et la réussite des élèves, ça se saurait. Ici, on a retiré des moyens et pourtant, les résultats académiques sont en hausse ».
Et d'ajouter que « l'heure n'est pas à réclamer plus de moyens mais à bien utiliser ceux que nous avons déjà ».w
CHRISTELLE JEUDY


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Max : y-a-t-il un rapport avec...TIR(Slimane)...?
Odeladeule : Il va bien falloir qu'un jour un journaliste pose la question...
QUID : Après tout si MELANCHON bat le FN ... la défaite...
0avoir0 : Tant mieux, ça donne de l'espoir Le Pen représente...