Enfants, parents, instits : leur première fois
Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 06h00
Lequel a le plus la trouille, la frousse, les pétoches ? La rentrée des classes, c'est ce matin pour les élèves, les parents et les enseignants.
Et pour certains, c'est une première...
JUSTINE FAIDERBE ET ÉLODIE RAITIÈRE > region@nordeclair.fr
Anaïs s'apprête à vivre sa première rentrée. Ce matin, après une nuit « certainement un peu plus agitée que d'habitude » , elle va regagner les bancs de sa classe et, toute la journée, va écouter, observer, s'imprégner de ce qui se passe autour d'elle en écarquillant les yeux. Un peu impressionnée. Elle a préparé, la veille, son cartable de cuir, trousse, stylos, feuilles ; et sa tenue « spéciale rentrée ». Un pantalon, une veste. Anaïs a 25 ans et, pour la première fois de sa vie, elle va « faire classe ».
La Maubeugeoise originaire de Lille a eu de la chance, son affectation de jeune enseignante l'a menée à 200 m de chez elle, dans une école élémentaire.
« Pratique. » Kévin, lui, son camarade d'IUFM, 27 ans, devra faire la route Lille-Douai chaque jour, « en attendant de retrouver une maison ». Après l'école de formation des maîtres, l'année dernière, tous deux se sont retrouvés, mardi, à l'université de droit de Lille, à l'accueil des 330 nouveaux professeurs des écoles du Nord. Ils se souviennent de la galère des concours IUFM (trois fois ratés pour l'une, quatre pour l'autre) et partagent aujourd'hui la même appréhension : « La peur de ne pas y arriver. »
Surtout ne pas pleurer
Même si, l'un comme l'autre, Anaïs et Kévin ont été assistants d'éducation, ils craignent « de ne pas avoir assez d'autorité ».
Pas à cause d'une formation tronquée (voir encadré ci-contre), mais plutôt par manque de confiance en soi. Anaïs, elle, sait que, outre ses tuteurs, elle aura ses amis enseignants comme soutien, et son compagnon. Et puis, ce matin, la jeune femme aura sûrement un autre stress à gérer : la rentrée de son fils, Clément, 2 ans et demi, en maternelle.
Autre mère, autre stress. À Erquinghem-Lys, Ingrid n'est pas rassurée par la « vraie rentrée » de Téo, 3 ans. L'an dernier, le blondinet a découvert la maternelle lors de demi-journées. « La séparation était déjà très difficile, il pleurait à chaque fois dans les bras de la maîtresse quand j'étais à la porte. Cette fois c'est pour toute la journée... ». Pourtant, Ingrid a déjà connu les larmes de rentrée avec Liam, son aîné. « Là c'est moi qui avait pleuré pendant une semaine ! », sourit la jeune femme. « Du coup lui aussi. » Du haut de ses sept ans, Liam souffle quelques conseils au benjamin : « Être sage » et surtout « ne pas pleurer ».
L'élève raisonnable égrène aussi les avantages de l'école : apprendre à compter, à lire, à écrire en belles lettres attachées...
Pour calmer son anxiété (et celui des enfants), Ingrid suit les conseils des pédiatres. Profiter des dernières heures de vacances. Dîner en famille avant un petit DVD. Ne pas les coucher trop tôt « pour ne pas les braquer en disant "hop dodo" alors qu'il fait encore jour ». Et surtout, ne pas les habiller avec des habits tout neufs. « C'est déjà sa première rentrée, inutile d'en rajouter. » Pour dédramatiser, elle pense à la prochaine étape : les faire manger à la cantine. Et à la rentrée de janvier, « la pire ».
w



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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
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