Bazar de Wazemmes : la justice donne raison à la Ville de Lille
Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 06h00
À Wazemmes, ça va faire maintenant trois ans que les rideaux de fer du Bazar sont tirés...Photo archives Né
Ce n'était pas gagné. Mais le juge a donné raison à la Ville de Lille pour sa préemption du Bazar de Wazemmes. Et sauf un recours, alors le cas pourra servir d'exemple pour sauver le commerce de proximité.
JULIA MÉREAU > julia.mereau@nordeclair.fr
Il y a tout juste un an, Martine Aubry n'avait pourtant pas caché ses craintes, lors d'une réunion avec les commerçants et artisans lillois. « Il y a une chance sur deux », pas plus, pour que la procédure de préemption entreprise par la Ville de Lille sur le Bazar de Wazemmes ne soit finalement frappée de nullité par le tribunal administratif, leur avait dit l'édile. Et puis rien. Ou plutôt si, l'inverse et contre toute attente : le 21 juillet dernier, le tribunal administratif a jugé en faveur de la Ville de Lille.
« Un acte de courage citoyen »
« Le juge a estimé qu'on avait eu raison de prendre cette décision ferme pour éviter qu'une banque ne s'installe à la place d'un commerce » , explique Gérard Dumont, le directeur général des services de la ville de Lille. Pour autant, hors de question de sauter de joie dans les rangs des élus lillois, ni de s'en faire la publicité pour le moment. « En face, ils ont deux mois pour poser un recours à compter du jugement » , prévient Pierre de Saintignon, premier adjoint.
Autrement dit, on reste sur nos gardes, confie-t-il. N'empêche qu'en terme de lutte pour la sauvegarde du commerce de proximité, l'affaire maintenue en ce sens pourrait créer un cas sans précédent. « Ça voudrait dire qu'on a eu raison de prendre ce risque, sourit Pierre de Saintignon.
Ce serait confirmer un acte de courage citoyen de la part d'une ville pour qu'elle puisse garantir l'ensemble des fonctions sur son propre territoire ». Et ainsi aller mettre un grain de sable dans les rouages de cette course aux loyers en centres-villes, favorables aux banques ou aux opérateurs de téléphonie mobile... « En tous les cas, ce jugement prouve qu'on est bien dans le sens de l'histoire », conclut Gérard Dumont.
Ne reste plus à la Ville de Lille qu'à attendre sagement le 21 septembre prochain, voir si la partie adverse décide ou non de faire appel. Et si rien ne se passe, alors les rideaux de fer du Bazar, baissés depuis trois ans, pourraient enfin frémir. Affaire à suivre...w


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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
jsr : ...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...