En Hongrie, « on a dormi sur nos valises, dehors, sous un bâtiment »
Publié le jeudi 19 août 2010 à 06h00
À la fois soulagés et «remontés» contre l'organisation, les parents prévoient de porter plainte.Photo Hubert Van Maele
Le retour des 25 adolescents nordistes, dont le séjour a tourné court en Hongrie, n'a pas permis de tirer l'affaire au clair, hier. Au contraire, la confusion règne entre parents, enfants et organisateurs.
JUSTINE FAIDERBE > region@nordeclair.fr
« L'un de mes garçons me disait par téléphone, vendredi matin, que tout se passait bien. Deux heures plus tard, il m'annonçait qu'ils étaient tous renvoyés du centre, je n'ai rien compris ! » Hier, 15 heures, parvis de Lille-Europe. Sophie, de Valenciennes, attend comme une trentaine d'autres parents le retour de ses enfants, partis en centre d'été en Hongrie, depuis le 5 août, avec l'Association ajiste gestionnaire du Nord (AAG), une association affiliée à la Fédération des auberges de jeunesse. Des vacances qui ont tourné au vinaigre le week-end dernier : « Ils m'ont dit que quelques garçons du groupe avaient causé des dégradations dans le centre, et qu'il y avait eu une bagarre. » Par téléphone, les enfants expliquent à leurs parents qu'ils ont été relogés dans une autre structure à Budapest, avant d'être à nouveau virés.
Et de dormir à la belle étoile.
Car, passées les brèves embrassades, hier, viennent les explications des enfants. Mégane, 13 ans, affirme : « Dans la nuit de dimanche à lundi, on a dormi sur nos valises, dehors, sous un bâtiment. » « Comment ça a pu arriver à 25 mineurs ? Que faisait l'encadrement ? », s'insurge sa maman, Céline, originaire de Dunkerque. Le président de l'organisme, Pierre Debosque, qui s'est rendu en Hongrie, explique justement que le directeur du centre, âgé de 46 ans, « recruté sur CV et références, s'est montré totalement incapable ». Au point que Sofia, 23 ans, l'un des trois animateurs du centre, a dû prendre le relais : « On s'est rendu compte qu'il n'avait aucune autorité sur les jeunes, et qu'il ne savait pas gérer le budget du groupe, ni la galère dans laquelle on se trouvait. Il ne savait même pas parler anglais. »
Le directeur retenu en Hongrie
Elle et son collègue Nathan alertent alors l'ambassade de France en Hongrie, qui se charge de leur retrouver un hôtel. La colère des jeunes aurait été déclenchée, selon eux, par une nourriture « qui ne leur plaisait pas », et l'annulation des activités prévues : « Du canoë et de l'accrobranche étaient au programme mais la carte bleue prévue pour le budget ne passait plus. Ça a mis les jeunes hors d'eux, ils ont été frustrés et se sont rebellés. » Hier, au sortir d'un bus sens dessus dessous, des rumeurs plus graves circulaient également sur le compte du directeur du centre, qui a, a priori, été retenu en Hongrie par la police.
Les parents des ados, « remontés », ont décidé de se regrouper pour porter plainte contre l'organisateur. « Nous n'en resterons pas là ! », lance cette dame au président. Son mari avance même, sa fille pleurant dans ses bras : « Nous nous ferons rembourser. »w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...