Les puces qui révolutionnent notre quotidien inventées à Lille
Publié le dimanche 20 juin 2010 à 06h00
Au sein d'Euratechnologies, des ingénieurs du CITC EuraRFID travaillent sur les technologies de demain.
Mercredi, après son assemblée générale, le Centre d'Innovation des Technologies Sans Contact EuraRFID, basé à Euratechnologies, a dévoilé quelques-unes de ses trouvailles.
LAURIE MONIEZ > laurie.moniez@nordeclair.fr
Il faut dépasser la barrière de la langue. Non, les salariés d'EuraRFID ne viennent pas de Stanford et ne parlent pas anglais mais ils jonglent avec un vocabulaire propre à leur métier : celui des nouvelles technologies.
Dans leurs locaux situés dans le château lillois d'Euratechnologies, on cause donc de technologies sans contact, de l'internet des objets, de traçabilité, de géolocalisation, ou de tags. C'est complexe, souvent obscur mais aussi fascinant quand on découvre les applications de ces recherches.
Mercredi, à l'occasion de leur deuxième assemblée générale, les représentants du Centre d'Innovation des Technologies Sans Contact-EuraRFID ont établi un premier bilan. « On a accompagné 15 projets d'entreprises. Quatre sont nées en 2009, explique Chekib Gharbi, directeur général du CITC.
Sans compter les trois entreprises en cours de création qui sont actuellement en incubation dans notre région ».
Un gain de temps
Le CITC a également mis en place une formation sans contact inter-écoles avec l'ENSAM, HEI et Polytech Lille pour former 50 étudiants. « Pour 2011, on lance un master (bac+6) sur le sans contact, précise Chekib Gharbi. C'est-à-dire sur tout ce qui est wifi, l'ultrason, tout ce qui relève de la transmission d'informations sans passer par un réseau filaire ». Vous suivez ? Pour ce qui est d'une centaine d'entreprises de notre région, ces innovations sont déjà bien intégrées. « On a déjà une soixantaine d'adhérents », nous dit-on au CITC. Tels que le groupe Auchan, Transpole, l'école des mines de Douai ou encore les Arts et Métiers ParisTech. Et pour cause. En tant que centre d'innovation, de ressources, d'expertise et de qualifications des technologies sans contact, le CITC a pour mission de favoriser l'appropriation de ces technologies par le tissu économique.
Un exemple ? Les ingénieurs du CITC planchent sur un lecteur qui, à partir d'un simple clic, permet de réaliser un inventaire dans un rayon. Quel gain de temps pour les entreprises de la grande distribution ! Autre exemple : ce tag (une "antenne" discrète comme un code-barre) placé sur des produits de consommation qui, dès qu'ils sont sortis des rayons d'un supermarché, l'indique à un ordinateur. « C'est plus de confort que le code barre et surtout plus de données, explique Ouafae Aouine, ingénieur du projet R&D. Sur l'écran, il y a plusieurs éléments sur le produit tel que son contenu. Imaginez si vous êtes allergique à un ingrédient, ça peut être indiqué. Et puis, l'ordinateur indique directement à la gestion des stocks qu'il faut en recommander dès qu'un client le sort du rayon ».
Et les emplois dans tout ça ? Que deviennent les hôtesses de caisse ? L'ingénieur se veut rassurant : « C'est de la mutation d'emplois, pas de la suppression ». w


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