Sita ouvre la voie fluviale
Publié le vendredi 18 juin 2010 à 06h00
Trois péniches de 800tonnes de broyat de bois par semaine, ce sont 720camions en moins sur les routes par an.
Tout le monde en vante les mérites, mais finalement très peu d'expéditions de marchandises se font par voie fluviale. Sita Agora, la filiale de Suez qui a converti la friche de Metaleurop en écopôle, a décidé de montrer le chemin en ouvrant une ligne régulière vers la Belgique...
GAËLLE CARON > gaelle.caron@nordeclair.fr
Chargée de copeaux de bois recyclé, Hasta la vista, une péniche battant pavillon wallon, s'apprête à quitter Noyelles-Godault et le quai de 450 m de l'écopôle Sita Agora, un des plus longs de la région. Naviguant d'abord sur le canal de la Deûle, puis sur celui de l'Escaut, le batelier va livrer la marchandise 80 km plus au nord, à l'usine Spano d'Oostrozebeke, spécialiste de la fabrication des panneaux de particules et située « bord à canal » de Roulers-Lys.
Pour l'expéditeur de l'ancien bassin minier comme pour son client d'outre-Quiévrain, l'ouverture de cette ligne d'eau régulière c'est tout simplement l'avenir. « Les entreprises qui peuvent prétendre rayonner un jour au niveau européen sont celles qui sont situées "bord à canal", c'est-à-dire au plus près des voies d'accès fluviales vers les grands ports », estime Thierry Méchin, directeur général de Sita Nord, à la tête du conseil d'administration de Sita Agora, une plate-forme d'activités dédiée au développement durable et née sur les ruines de l'ancienne fonderie Metaleurop.
Un chargement de 800 tonnes de broyat de bois sur une péniche équivaut à un convoi de 40 camions. Sita, qui va affréter une telle barge toutes les trois semaines pour les besoins du groupe Spano, entend ainsi laisser au hangar 720 camions chaque année. Mais s'il est incontestablement plus écologique que la route, le transport fluvial, à ce jour, n'est pas encore économiquement intéressant. « Par rapport à la route, nous avons un surcoût de 20 % sur l'ensemble du trajet de porte à porte, à cause des opérations de logistique et de manutention liées au chargement de la marchandise. Nous acceptons de payer ce surcoût parce que nous avons vraiment la volonté de faire décoller le transport fluvial dans la région une bonne fois pour toutes », souligne Thierry Méchin, qui en appelle aux pouvoirs publics pour aider les industriels à réduire leurs frais de logistique.w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...