Valérie Pécresse à Lille 3 : priorité aux projets, pas à la fusion des universités
Publié le mercredi 16 juin 2010 à 06h00
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, était hier à l'université de Lille 3.
Pour y parler de l'insertion professionnelle des étudiants en sciences humaines et sociales. Mais aussi du Campus Grand Lille.
L'insertion professionnelle des étudiants en sciences humaines et sociales (SHS) était au coeur de la visite, hier à Lille 3, de la ministre. Valérie Pécresse a été fraîchement accueillie par un petit groupe d'étudiants de l'UNEF et de lycéens de l'UNL, vite refoulé par les forces de l'ordre. Lors de la table ronde qui a réuni étudiants, représentants des entreprises et présidents des trois universités lilloises, Valérie Pécresse a présenté l'initiative menée depuis trois ans en Ile-de-France via le comité Phénix initié par Serge Villepelet, président du cabinet de conseil du secteur public PricewaterhouseCoopers (à lire dans une prochaine édition). Au terme de la rencontre, la ministre n'a pas caché que d'autres grands projets attendent les universités du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) Université Lille Nord de France. « Un pôle qui doit se focaliser sur l'acquisition de l'autonomie (des universités, ndlr) et l'apprentissage des collaborations », a indiqué Valérie Pécresse. Une ministre qui ne voit pas « d'urgence » à la fusion des universités, pourtant affichée comme étant une « ambition » du PRES. « Ce pôle doit coordonner les projets des universités, avoir un rôle moteur et fédérateur. Mais la question de sa structure, de sa gouvernance ou de la fusion est à voir après. Il faut d'abord construire les projets et apprendre à coopérer », a souligné Valérie Pécresse. Qui souhaite aussi voir « s'accélérer » l'opération Campus Grand Lille en signant la convention de partenariat entre l'État et les collectivités territoriales (conseil général du Nord, communauté urbaine de Lille et conseil régional). « Ces collectivités ont promis de mettre 1 E pour 1 E mis par l'État. J'attends qu'elles concrétisent leur engagement. L'État, lui, sera au rendez-vous » , a indiqué la ministre. Avant de quitter Lille 3 sous les huées d'un groupe d'étudiants pour qui sa venue était « une provocation, alors qu'elle organise la casse du service public ».w
CHRISTELLE JEUDY



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