Des voyageurs « crevés mais heureux »
Publié le mardi 20 avril 2010 à 06h00
Pour «rentrer à la maison», ils ont parcouru 2500km en bus. Certains s'énervent, d'autres relativisent.
« Heureux ! » C'est ce que disent les 76 vacanciers de retour de Croatie à l'aéroport de Lesquin : arrivés hier après plus de 30 heures de trajet en bus, leurs envies se résumaient à retrouver leur famille et à « prendre une douche chaude ».
JUSTINE FAIDERBE > region@nordeclair.fr
Comme un air de retour de colonie de vacances, hier, devant l'entrée de l'aéroport de Lesquin. Il est 17 h 30 et deux bus rouge et turquoise s'engagent dans le « dépose-minute » alors qu'autour, on attend ferme : appuyé à la portière d'une voiture, accoudé sur l'abribus, lunette de soleil à la main. Ici, une mère espère que sa fille « sortira vite du bus » ; là, un blondinet blotti dans les bras de sa grand-mère guette ses parents. On est venu de Lille, de Dunkerque, de Belgique aussi pour accueillir et « ramener à la maison » les voyageurs en peine. Enfin, les portes s'ouvrent. Volée de moineaux. Exclamations.
Manque d'information et stress
« C'était la galère !, lâche Ludovic. On est fatigué ». Le jeune homme attrape sa valise dans la soute et explique : « On a dû se rendre vendredi à 6 h 45 à Dubrovnik pour reprendre l'avion, alors qu'on savait déjà que Lesquin était fermé à cause du volcan. Notre tour opérateur nous a finalement rapatriés dans un hôtel, où on nous a pris en charge une journée. Après, on nous a fait payer ».
Résultat : Ludovic revient de vacances « un peu écoeuré aussi », comme beaucoup de ses 75 camarades de route.
Tous étaient en vacances à Dubrovnik, en Croatie, lorsque le volcan islandais s'est réveillé. Et une bonne partie d'entre eux reprochent aujourd'hui « le manque d'information sur place » : « On était tout le temps dans l'incertitude », avoue Antonietta, « stressée ». « On n'en voyait pas le bout, jusqu'à ce qu'on nous propose de repartir en bus. »
Peu de sommeil, pas de douche durant deux jours, 2 500 km à parcourir, « ces 30 heures de trajet m'ont totalement gâché le séjour , s'énerve Patrick, Calaisien parti avec son comité d'entreprise. J'allais en Croatie pour me reposer, finalement, je suis crevé. » Crevée aussi « mais heureuse d'être à la maison », Hélène, 53 ans, relativise : « L'ambiance dans le bus était bonne, et tout le monde était solidaire. Les chauffeurs ont fait de leur mieux pour que le retour soit agréable, on ne va pas trop se plaindre... » 18 h. Sur le quai devant l'aéroport, il ne reste que quelques valises. Les deux bus croates reprennent le chemin, en sens inverse. On leur fait signe quand même. Allez, sans rancune.w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



sainte justice : Toujours privilégier le collectif sur l'individuel...
DJP : Ca sent ''l'aigritude''
Abde : Elle va diviser aux legislatives entre le front Aubry...
sam agace : Pauvre Slimane, Martine Aubry n'est pas ministre. C'est...