Il avait décapité sa femme
Publié le lundi 08 mars 2010 à 06h00
Les jurés de la cour d'assises du Pas-de-Calais vont essayer durant deux jours, aujourd'hui et demain, de comprendre pourquoi un cadre de La Poste de 53 ans a décapité, en avril 2007, sa femme dont il voulait avoir un enfant.
Incarcéré depuis le 18 avril 2007 à la maison d'arrêt d'Arras, Philippe Cousin, jamais été inquiété par la justice, encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour homicide volontaire par conjoint.
Le 16 avril, à 7 h 25, quelques dizaines de minutes après le drame, Philippe Cousin, alors âgé de 50 ans, appelle lui-même le commissariat de police d'Arras pour se dénoncer en tant qu'auteur du meurtre de Nicole, 47 ans, qu'il avait épousé 21 ans plus tôt .
Relation dominant-dominé
Décrit comme très calme lors de son arrestation, il a d'abord expliqué son geste par une dispute d'ordre domestique avec son épouse, puis par le refus de cette dernière d'avoir un enfant.
Nicole aurait toujours refusé, selon son mari, toute relation sexuelle, car elle craignait de lui transmettre la maladie de son père, décédé de la sclérose en plaques. L'autopsie du corps a confirmé qu'elle était vierge.
Devant le juge d'instruction, Philippe Cousin, décrit par ses proches comme gentil, calme et attentionné, a précisé regretter ce geste « abominable ». Mais il n'a jamais pu expliquer clairement son geste.
La « conjonction » de ses 50 ans, deux semaines avant les faits, et de « cette absence de paternité » ont causé chez Philippe Cousin un « syndrome de la cocotte-minute », pense son avocat Me Didier Robiquet, qui indique que son client a suivi une « longue psychothérapie » en maison d'arrêt. Il espère que ce procès permettra à son client de s'expliquer.
À propos des relations qu'il entretenait avec sa femme, Philippe Cousin évoque les « reproches » réguliers que celle-ci lui adressait. Quelques semaines avant le drame, elle aurait menacé de le quitter.
Les experts psychologues décrivent une relation de couple dominant-dominé qui a pu engendrer une frustration et une agressivité réprimée pendant plusieurs années. Selon les experts psychiatres, Philippe Cousin n'était cependant pas atteint de trouble ayant altéré le contrôle de ses actes.
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Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...