Une avance de fonds pour sauver les chantiers navals Wauquiez
Publié le dimanche 07 mars 2010 à 06h00
Sept bateaux sont en fabrication, il y a 13 commandes et ventes en cours mais pour tenir, il faut de l'argent frais et vite.
Pour sa survie, Wauquiez a besoin de 400 000 E avant le 16 mars. En coulisse, on négocie avec les futurs investisseurs une avance de fonds. LA solution pour sortir de la crise ?
HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
Le 2 mars, le tribunal de Roubaix-Tourcoing donnait un sursis aux chantiers navals Wauquiez, basés à Neuville-en-Ferrain. Le PDG, Hugues Thiébaut, et l'administrateur judiciaire du cabinet Mercier ont jusqu'au 16 mars pour trouver 400 000 E. Ou tout au moins une somme suffisante pour renflouer la trésorerie et éviter la liquidation judiciaire qui pourrait être prononcée à cette date par le tribunal.
Depuis que la société a été placée sous procédure de sauvegarde en juillet, elle a du mal à payer ses fournisseurs. Pour sortir de cette procédure, un plan de financement de 1,6 million avec plusieurs investisseurs a été présenté. Le fond d'investissement français et luxembourgeois Verdoso, l'actionnaire principal, apporterait 600 000 E, Bénéteau, l'ancien propriétaire 500 000 E, Finorpa, 150 000, la communauté urbaine 200 000 et le PDG en fonds propre est prêt à mettre 150 000 E. Mais ces sommes ne pouvaient être logiquement débloquées avant deux mois (lire notre édition du 3 mars).
De l'argent frais avant
le 16 mars
Alors que l'urgence est là. Néanmoins, une nouvelle négociation est en cours. « C'est une alternative, explique Hugues Thiébaut.
Elle porte sur la date de libération des fonds. Si tout le monde a envie de sauver Wauquiez, rien n'empêche de les débloquer avant mais que tous les investisseurs le fassent », espère le PDG. « Si on n'y arrive pas, c'est que les opinions affichées n'étaient pas réelles, mais moi, je crois en cette alternative. » Cette solution pourrait décider, enfin, les deux investisseurs principaux à s'entendre. Oralement, Verdoso et Bénéteau - qui a cédé Wauquiez au premier en 2008 - sont prêts à aligner 1,1 million mais rien n'a encore été signé. À ce jour, pour travailler, « quand on nous livre des matériaux, on paye au cul du camion, précisent les représentants du personnel. On continue de bosser mais avec des livraisons au compte goutte. » Alors cette avance de fonds semble être LA solution pour le PDG. « On serait en situation de se relancer ». Ce qui ne l'empêche pas, avec le cabinet Mercier, de penser à d'autres solutions. Comme celle évoquée le 2 mars, lors de l'audience au tribunal. L'avance des fonds de LMCU. Ou bien encore, demander un délai d'un mois au trésor public, l'un des créanciers de Wauquiez. Actuellement les 72 salariés travaillent sur sept bateaux et il y 13 commandes et ventes en cours. Eux attendent et souvent imaginent le pire.w


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