Dans l'univers des Gruss
Publié le dimanche 07 mars 2010 à 06h00
Gilbert Gruss devant le chapiteau installé jusqu'au 21 mars au champ de mars à Lille. Photo Hubert Van Maele
Pour ses vingt-cinq ans, le cirque Arlette-Gruss s'offre un spectacle à la hauteur de son mythe, de sa « Légende »... L'occasion de découvrir une des familles les plus emblématiques du cirque français.
AGLAÉ DE CHALUS > lille@nordeclair.fr
LE CIRQUE À LILLE
L e cirque, c'est une affaire de famille chez les Gruss. Depuis Alexis et ses fameux chevaux, ils ont ça dans le sang. Arlette, sa fille, décide en 1985 de lancer son propre cirque. Avec son mari, elle achète un chapiteau et, petit à petit, construit ce qui est aujourd'hui devenu une référence en la matière. « Quand ils viennent nous voir, les gens ne disent plus : "Je vais au cirque" mais "Je vais voir le nouveau Arlette-Gruss », assure Gilbert Gruss, le fils d'Arlette, qui a repris l'affaire en 2006, à la mort de sa mère.
Différent
Les photos de famille tapissent les murs de sa « caravane bureau ». Du bilan de ces vingt-cinq ans, il ne tire que du positif. « On a réussi notre pari : proposer un cirque différent et se démarquer des autres. Aujourd'hui, on est copié dans le monde entier », dit-il en désignant la forme originale de son nouveau chapiteau géant, « la Cathédrale », haut de 22 mètres, présenté pour la première fois en 2009.
Il faut le reconnaître, le cirque Arlette-Gruss n'a pas son pareil. Une troupe d'artistes de haute volée, renouvelée chaque année. Deux à trois semaines dans chaque ville et au même moment de l'année pour fidéliser le public. Plus de banc mais un siège individuel par personne. Une piste surélevée pour que tout le public parvienne à bien voir le spectacle. 300 projecteurs, un orchestre de onze musiciens, des costumes réalisés par un grand couturier.
Bref, le cirque Arlette-Gruss, c'est le gage de la qualité.
« La récompense
de nos sacrifices »
La recette semble fonctionner : l'année dernière, Gilbert Gruss a enregistré plus de 475.000 entrées. « C'est impressionnant, quand 1.600 personnes vous applaudissent chaque soir. C'est la récompense de tous nos sacrifices ».
Parce que, pour réussir l'exploit que sont les spectacles Arlette-Gruss, il ne faut pas lésiner sur les moyens (300.000 E d'investissement pour le spectacle La Légende et 27.000 E de frais journaliers) ni sur les heures de travail : « Dans le cirque, on n'a pas de week-end, pas de 35h, pas de RTT », sourit Gilbert, qui avoue être « fatigué » par cette vie, pourtant passionnante.
Continuité
Mais pas question d'arrêter. Il confie en avoir envie, parfois. « On n'arrête pas comme ça, explique-t-il, et il faut continuer ce qu'ont commencé nos ancêtres, pour montrer qu'ils n'ont pas fait ça pour rien ». La relève est bien assurée. Les enfants de Gilbert ont déjà les deux pieds dans le cirque : Kévin, l'aîné de 22 ans, exécute avec brio un numéro de trapèze dans La Légende et Laura-Maria, 10 ans, qui présente un numéro de dressage de chevaux, assure déjà comme une grande.
Des idées pour les 25 ans à venir ? « Le spectacle de 2011 est déjà presque prêt et on commence celui de 2012. Je vais avoir 50 ans et dans le cirque, ça compte double. Donc je ne sais pas si je serai encore là dans 25 ans ! ». Mais il se fait rassurant pour l'avenir de son cirque : « Vous connaissez le dicton ? Tant qu'il y aura des enfants, le cirque vivra ! ». w tLIRE EN PAGES II ET III
DÉCOUVERTE


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...