L'accord financier validé
Publié le jeudi 25 février 2010 à 06h00
Grâce au vote de l'élu de la CGC Guy Bouquet, l'accord syndical signé le 14 janvier dernier a été validé hier avec la direction lors du Comité central de l'entreprise.
FO-CFDT a préféré ne pas émettre d'avis. La CGT, elle, a voté contre.
Cette fois la procédure est lancée. L'accord signé par les organisations syndicales le 14 janvier a été validé en comité, hier. Que prévoit ce plan de sauvegarde de l'emploi pour les salariés ? La direction du groupe communique : « Une indemnité forfaitaire d'un montant de 20 000 E nets, une indemnité complémentaire de 1 000 E nets par année d'ancienneté, un congé de reclassement d'une durée de six mois pour les salariés âgés de moins de 50 ans et de huit mois pour les salariés de 50 ans et plus, 4 000 E de budget formation par salarié concerné, 10 000 E d'aide au titre de la création d'entreprise. À l'ensemble de toutes ces mesures s'ajoutent l'indemnité conventionnelle de licenciement, le paiement du préavis et enfin le bénéfice de la cellule de reclassement. » Guy Bouquet, élu CGC, est le seul à avoir émis un avis favorable sur ces mesures à la fois financières et sociales. « J'ai regardé les faits. Ces mesures ont été validées par les volontaires. Je pense aussi qu'il faut maintenant se pencher sur la situation des gens qui restent dans l'entreprise et mettre en place des commissions, des instances pour vérifier et suivre leurs futures conditions de travail ». Valérie Pringuiez, élue CGT, qui elle a voté contre, est toutefois d'accord sur les derniers propos de son collègue. Elle aussi veut se battre pour les salariés restants et notamment sur « les menaces qui pèsent sur les personnes ayant des restrictions médicales ».
Manipulation syndicale ?
Quant aux mesures financières, elle a préféré suivre l'avis des salariés : « Vous savez, même si la majorité a voté pour la reprise du travail montrant ainsi qu'ils étaient d'accord avec les mesures lors de l'assemblée générale, nous savons que beaucoup ont été manipulés verbalement par un syndicat ». Autre raison, entre autres, de cet avis défavorable : « l'absence de reclassement dans les entreprises Mulliez ».
Rappelons que 197 personnes ont demandé à quitter le groupe Diramode-Pimkie. À la base, la direction visait 175 salariés.
AURÉLIE JOBARD





