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On reverra bientôt les bateaux

Publié le 05/02/2010 à 00h00

Les 3 millions ont enfin été débloqués pour le dragage côté wallon. L'accord franco-belge a été finalisé en préfecture de Lille. Les sédiments seront finalement traités en Belgique.

On reverra bientôt les bateaux
Les 3 millions ont enfin été débloqués pour le dragage côté wallon. L'accord franco-belge a été finalisé en préfecture de Lille. Les sédiments seront finalement traités en Belgique.


DANIEL FOUCART > region@nordeclair.fr
Pour rendre le canal de l'Espierre à la navigation, il restait à finaliser le dragage côté wallon. C'est fait depuis la semaine dernière : 3 millions ont été débloqués pour enlever les 60 000 mètres cubes de sédiments dans le cadre d'un accord franco-belge.
« On reverra des bateaux de plaisance sur le canal en été », assure le député-bourgmestre d'Estaimpuis. Daniel Senesael a finalisé, mercredi, à la préfecture de région à Lille, la pièce manquante du dossier qui prévoit de rendre le canal de l'Espierre à la navigation. Les Flamands et les Français avaient terminé le dragage de la voie d'eau de leur côté, mais les Wallons se faisaient tirer l'oreille faute d'un accord sur l'endroit où entreposer les boues en question. Les Français, tout d'abord pressentis, ne voulaient plus accueillir ces sédiments.


Avec l'appui du ministre président de la Région Wallonne, Rudy Demotte, et du nouveau ministre de l'Aménagement du territoire, Philippe Henry, les 3 millions d'euros qui manquaient ont pu être débloqués dans le cadre d'un accord franco-belge. Les sédiments seront finalement traités à Laplaigne, dans le Tournaisis.
Le canal de l'Espierre s'insère dans un projet plus général qui consiste à la remise à la navigation des canaux de la liaison Deûle-Escaut.

Projet Blue Links
C'est le projet Blue Links pour lequel un accord a été conclu entre la Flandre, la France et la Wallonie le 3 juin 2003 pour un montant de 37 millions d'euros. Il inclut non seulement les dragages des voies d'eau mais aussi la remise en état des écluses, des ponts-levis, des points fixes, etc.
Le député-bourgmestre d'Estaimpuis portait ce combat depuis près d'une dizaine d'années. Son intention est de développer le tourisme fluvial sur le canal devenu en quelque sorte l'artère de l'entité.
Verra-t-on des péniches réemprunter le canal après les bateaux de plaisance ? « Ce n'est en tout cas pas prévu dans un premier temps, mais ce n'est pas exclu non plus; on verra bien. Il est encore trop tôt pour le dire... », dit le bourgmestre d'Estaimpuis.
La liaison entre le canal de l'Espierre et le canal de Roubaix va aussi permettre à la métropole franco-belge de renouer avec une partie de son histoire socio-économique.w

Nord Éclair