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SPÉCIAL CHUTE DU MUR

Mes « jolies » colonies de vacances en... RDA

Aujourd'hui encore on commémore les liens franco-allemands, comme à Harnes, jumelée à Falkentein, en ex-RDA. Photo H.V.M. Aujourd'hui encore on commémore les liens franco-allemands, comme à Harnes, jumelée à Falkentein, en ex-RDA. Photo H.V.M.

Pas trop le choix. Vivant dans des municipalités communistes, jumelées avec des villes de RDA, les vacances c'était colo de l'autre côté du mur. Idem pour bien des enfants de communistes pour qui vacances rimaient avec militance. Souvenirs, souvenirs...



FLORENCE TRAULLÉ > florence.traulle@nordeclair.fr
Elle se souvient du passage du rideau de fer. « Le train était arrêté au poste frontière. Il y avait un bâtiment en briques avec des meurtrières. Des militaires armés montaient dans le train, avec des chiens. C'était vraiment impressionnant ».
Nadine, aujourd'hui, chef du pôle ambulatoire au CHRU de Lille, habitait Beuvrages, ville jumelée avec Kranichveld. Cet été-là, colonie de vacances en RDA donc, organisée par la mairie. « Là-bas, on appelait ça "le camp", c'était pas disciplinaire, mais des fois quand même, on se demandait... » Nadine se rappelle les balades dans la ville où « il n'y avait rien. Pas de bars, pas de vitrines de magasins. On croisait des Russes en permanence. C'était très militarisé ». En comparaison, Beuvrages, c'était la fête, c'est dire.


Édith aussi se souvient du même décalage, ce gouffre entre Est et Ouest qu'elle observait chaque été « parce que les vacances, quand t'étais d'une famille de militants cocos, et même plus, d'élus communistes, c'était RDA ou Union Soviétique, pas le choix... » Édith renâclait un peu à ces vacances qui « n'en étaient pas tout à fait. On avait droit aux cours d'idéologie politique avant, et au retour, quand on faisait remarquer que, quand même, ça n'avait pas l'air d'être le paradis sur terre là-bas, rebelote ». Au moins « on ne dépensait pas notre argent de poche, y'avait rien à acheter » mais, surtout, ce qui frappait la jeune fille, c'était l'impossibilité pour les Allemands de l'Est qu'elle rencontrait là-bas de venir en France. « Quand tu es gamin, ça te paraît inimaginable de ne pas pouvoir te déplacer où tu veux, comme tu veux ». Édith se souvient de « l'envie » et de la « curiosité dont faisaient preuve les Allemands de l'Est, tout comme les Russes, que nous rencontrions. Ils voulaient tout le temps parler, ils posaient plein de questions sur notre façon de vivre. Ils étaient très curieux. Et quand on rentrait en France, ça faisait toujours bizarre de se dire qu'on les laissait de l'autre côté ».

Ambiance de guerre froide
De l'autre côté. « C'est-à-dire du bon côté. C'est vraiment le sentiment que j'avais. Être né au bon endroit, du bon côté du mur ».
Alain, lui, s'est retrouvé en colonie de vacances, trois étés de suite, du côté de Kirchberg. « Les moniteurs allemands parlaient très bien le français. Ils nous disaient leur rêve de venir en France. Et nous, on savait bien que c'était impossible ». Alain se souvient de « vacances très sportives, dans un esprit "pionniers", un esprit sain dans un corps sain. Sauf qu'un esprit sain, là-bas, c'était un esprit qui ne discutait pas... » Aujourd'hui fonctionnaire et militant socialiste alors qu'il est né dans une famille communiste depuis deux générations, Alain se demande si « ces colonies de vacances en RDA n'ont pas forgé (s)on anticommunisme viscéral ».
Même si la nourriture n'était pas terrible -Nadine se souvient avoir « perdu quelques kilos en colo à Kranichveld, on mangeait une espèce de ragoût avec des trucs dedans... Tu ne savais pas ce que c'était »- la gamine de cinquième avait « déjà une conscience politique. Pour moi, le communisme apportait beaucoup de choses d'un point de vue social ». Et comme, en France, elle faisait de la compétition en natation, « pour le sport, franchement c'était pas mal. Le problème, c'était le manque de liberté ».
Édith qui s'est rapidement détachée du communisme familial en a longtemps voulu à ses parents de lui avoir imposé ces « vacances militantes. Comme si on ne pouvait jamais sortir de cette ambiance de guerre froide. Aller en vacances là-bas, c'était, pour mes parents, démontrer que tout s'y passait au mieux. Et quand on rentrait en trouvant que tout n'était pas formidable, ils ne comprenaient pas. Ils disaient qu'au fond, on était des "petits bourgeois" ».

Très bien accueillis
Et puis, il y a ceux qui n'ont rien vu, ou pas grand-chose. Comme les parents d'Alain qui ont profité d'un jumelage pour se rendre en RDA.
« On a été très bien accueillis. On logeait dans une famille. Des gens charmants ». Des discussions politiques avec leurs hôtes. « Pas du tout ! ». Alain se moque de l'« aveuglement » de ses parents qui « ne comprenaient pas alors que si ces gens ne leur disaient rien, c'est parce qu'ils avaient appris à se taire. Ils vivaient dans un monde où la Stasi, la police politique de RDA, régnait, et où tout le monde se sentait surveillé par tout le monde ». Quand le mur de Berlin est tombé, Alain a « eu les larmes aux yeux, en repensant à tous ces gens connus là-bas, en imaginant ce qu'ils devaient ressentir. Ça devait être complètement fou ». w

Pour les élus du PCF, le Mur est tombé sur un communisme qui n'est pas le leur

C'est plus qu'un mur qui tombe le 9 novembre 1989, c'est un monde qui change. Un monde bloc contre bloc, idéologie contre idéologie. À première vue, le communisme en sort défait. Pas si sûr pour les élus communistes de la région... «Vous savez, je suis plutôt un homme de ponts que de murs ». Quand on lui demande de jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur, le député communiste Alain Bocquet prend du champ vis-à-vis de l'expérience soviétique. « Les dirigeants de la RDA ont détourné l'idéal communiste. La chute du Mur marque l'échec d'une interprétation bureaucratique et autoritaire d'une idée qui est tout le contraire de ça », selon le maire de Saint-Amand qui se souvient avoir pensé, au soir du 9 novembre 1989, « ils ont tout gâché, ces c... ». Sentiment mêlé à la fois « d'amertume et de soulagement ». Car pour lui, la chute du Mur a évidemment été accueillie comme une libération. « C'était une grave blessure. Il fallait la refermer ». Même constat pour Hugo Vandamme, conseiller municipal PCF de Lille. « Je me souviens très bien des images. Je n'avais pas tout à fait dix ans à l'époque. En fait, le Mur, je le découvre quasiment en même temps qu'il s'effondre ». Pour lui, ce moment est l'occasion de se faire expliquer un certain nombre de choses, par ses parents syndicalistes CFDT. « Ils m'ont raconté Solidarnosc qui remettait en cause la bureaucratie communiste... Et puis je me suis posé pas mal de questions et surtout, j'ai découvert tout au long de mon adolescence des idéaux de Marx qui n'avaient pas été mis en pratique dans les pays de l'Est ». Pour lui, en effet, le communisme, ce n'est pas ce qui s'est pratiqué dans les pays du pacte de Varsovie. « Le communisme, 20 ans après, a toujours un sens. Ce n'est pas une pratique du pouvoir, mais un mouvement libérateur, une société de mise en commun, où chacun est reconnu à sa valeur » . D'autres murs Une idée qui reste pertinente ? L'hypothèse ne fait aucun doute pour le maire communiste de Seclin, Bernard Debreu. « Le Mur est tombé, certes. Mais il ne faudrait pas oublier le mur de l'argent qui existe toujours pour ceux qui ne savent pas finir le mois ». « Le capitalisme triomphant n'a pas fait la preuve qu'il pouvait résoudre les problèmes du monde, au contraire. On l'a vu cette année », ajoute Alain Bocquet. Sans parler des autres « murs de la honte » pointés par Bernard Debreu. « Les dirigeants occidentaux ne voulaient pas du Mur de Berlin. Mais on trouve normal qu'il y ait un mur en Palestine ». Pour les communistes, une page s'est tournée le 9 novembre 1989. La suivante reste à écrire. À l'encre rouge, évidemment. wS.L.

Quand Jean-Claude Casadesus a franchi la porte de Brandebourg

S'il n'était pas à Berlin le 9 novembre, le directeur de l'orchestre national de Lille a vécu quelques semaines plus tard un autre grand moment : l'ouverture de la porte de Brandebourg. Il a même été un des tout premiers à la franchir. On se souvient tous de la nuit du 9 au 10 novembre, quand le mur est tombé. Mais quelques semaines plus tard, dans la nuit du 22 décembre, un autre événement majeur de cette histoire : l'ouverture du mur au niveau de la porte de Brandebourg, sans doute l'un des symboles les plus important de l'unité allemande. Des centaines de milliers d'Allemands se pressent de chaque côté du mur. Parmi eux, Jean-Claude Casadesus, le directeur de l'orchestre national de Lille. « Je venais d'arriver à Berlin, à l'invitation du grand chef d'orchestre est-allemand Kurt Mazur. Et en pleine nuit, mon ami Jean-Pierre Elkabbach qui se trouvait là-bas lui m'appelle pour me dire de venir tout de suite à la Porte de Brandebourg, que le mur est en train d'y être abattu ». Le chef d'orchestre français s'exécute et se retrouve rapidement devant le monument, mêlé à la foule, ramasse un petit bout du mur, un petit morceau d'histoire. « J'ai été l'un des premiers occidentaux à passer la porte de Brandebourg » , témoigne, ému, Jean-Claude Casadesus. « C'était un moment d'histoire incroyable. J'avais le sentiment de vivre un moment d'histoire dans une joie populaire qui me rappelait la libération de Paris que j'avais vécu petit enfant ».w S.L.

Philippe Trognon, soldat des troupes françaises d'occupation

Ils ont été jusqu'à 80 000 soldats français stationnés en RFA. À Berlin, les soldats français avaient la charge du district nord. L'adjudant-Chef Trognon, qui a passé 4 ans face au Mur, revient sur « l'une des plus belles missions de sa vie ». Aujourd'hui adjudant-chef, Philippe Trognon est en charge du versant militaire du dispositif « vigipirate » sur la métropole lilloise. En 1983, ce Valenciennois avait juste 25 ans lorsqu'il a posé son barda à Berlin, pour rejoindre les troupes françaises d'occupation de l'Allemagne. Il revenait du Liban. « Le premier choc, c'est le couloir qui menait à Berlin ». À la frontière entre les deux Allemagnes, le « couloir » s'ouvrait sur une bande d'asphalte de 150 km sous la surveillance croisée de l'armée Est Allemande et de soldats soviétiques. Armée soviétique qui était alors seule en droit de contrôler les passages des forces armées britanniques, américaines et françaises. « On avait un temps donné pour faire la route... Et pas question de déborder ! ». De Berlin Ouest, Philippe Trognon garde de bons souvenirs. « Les troupes françaises étaient plutôt bien vues », affirme-t-il, « à la différence d'autres contingents, nous allions au-devant de la population, nous achetions tout sur place ». Cafés, sorties tardives... « C'était une des plus belles missions de ma vie, pour cet aspect-là », s'amuse-t-il, sans s'étendre. « Berlin est une ville tellement grande, il y a tellement de choses à faire, qu'on en oubliait parfois le Mur. » Oubli fugace. De Berlin-Est, il se rappelle la pesanteur qui l'oppressait à chaque passage « de l'autre côté ». « Nous avions des missions de surveillance. Nous pouvions assister à certaines manoeuvres. Et puis, sur nos jours de perm, nous allions parfois dans les restaurants de l'Est. C'était moins cher, et c'était une manière de voir ce qu'il s'y passait ». Mais s'il se remémore que « la chape de plomb tombait à chaque fois que l'on passait le check point », il refuse la caricature. « Quand je suis arrivé, c'était une drôle d'impression : en face, j'avais les Soviétiques, les soldats de la RDA, les Allemands de l'Est. Des ennemis. Et puis, finalement, on se rendait compte qu'ils étaient juste comme nous, en face... » Philippe Trognon a tant apprécié Berlin qu'il a rempilé pour une année de plus, après les trois réglementaires. Depuis 1988, il n'y est jamais retourné, même s'il s'est « promis de la faire un jour. » C'est pendant une manoeuvre, à la télé, qu'il a appris la chute du Mur. « Je n'y croyais pas. J'ai mis du temps à me dire que ce que je voyais était réel. Pour moi, le Mur était tellement là, un an avant. C'était impossible qu'il puisse disparaître comme ça... » wMATTHIEU MILLECAMPS


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djileu a écrit le Aug 20 2010, 08:58 AM
Citation (Lenor @ Aug 19 2010, 12:44 PM) *
Heureux sont les imbéciles
Marre de lire les propos simplistes d'incultes. Oui le bilan du communisme est globalement positif, l'URSS a sauvé le monde en écrasant le nazisme et le communisme a sorti la Russie de la misère noire dans laquelle le tsarisme l'a maintenu durant des siècles. Tout le reste n'est que bavardage de propagandistes formatés.

Les Incultes se souviennent que si les Allemands n'avaient pas attaqué leurs alliés Russes du moment, on serait à l'heure actuelle en train de lever le bras en criant??? quel serait le nom du dictateur actuel???

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jackydurand a écrit le Aug 19 2010, 12:28 PM

@LenorLisez le Livre Noir du communisme. 100 millions de morts en un siècle, en effet, c'est un bilan très positif.

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Lenor a écrit le Aug 19 2010, 11:44 AM
Heureux sont les imbéciles
Marre de lire les propos simplistes d'incultes. Oui le bilan du communisme est globalement positif, l'URSS a sauvé le monde en écrasant le nazisme et le communisme a sorti la Russie de la misère noire dans laquelle le tsarisme l'a maintenu durant des siècles. Tout le reste n'est que bavardage de propagandistes formatés.

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0deladeule a écrit le Nov 8 2009, 06:49 PM
Confort dans une dictature.
Je ne melange rien bien au contraire. Ce n'est pas moi qui parle de mon confort alors que nous etions à Berlin Est avec les membre de la FDJ Freie Deutsche Jugend, la version est allemandes de Faucons rouges. Ils etaient persuadés qu'en France, on mourait de faim mais ils louchaient sur nos blue jeans. C'etait terrifiant d'assister à la relève de la garde au monument aux victimes du fascisme avec des soldats à casque d'acier marchant au pas de l'oie. Comme c'etait terrifiant de se faire fouiller tous ses bagages en detail à Helmstedt avec interdiction de quitter l'autoroute entre cette ville et Berlin Ouest. C'était terrifiant la Postdamer Platz vide avec des couronnes mortuaires accrochées aux barbelés, les patrouilles de Vopos avec chiens policiers, les mitrailleuses sur le miradors et la nuit, les projecteurs. Pendant que vous jouissiez du confort, la police des frontières tirait sur les refugiés de mon âge. L'Allemagne de l'Est etait une dictature. Même Berthold Br

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Patryck Froissart a écrit le Nov 8 2009, 10:33 AM
Amalgames
Monsieur Odeladeule, il ne faut pas tout mélanger ni feindre de ne pas comprendre ce que disent ceux qui ne pensent pas comme vous. Je ne nie pas la réalité du Goulag. Je dis et je répète que mes séjours dans les Ferienlager ont été de bons moments de ma jeunesse, et que le confort matériel, sanitaire et éducatif des Allemands de l'Est était supérieur à mes propres conditions de vie dans mon milieu ouvrier du Nord de la France. J'ai pu en juger par l'expérience vécue. Je précise que je n'ai jamais été membre du PCF et que prétendre que j'ai bénéficié "des faveurs" du régime est allemand est une incongruité...

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0deladeule a écrit le Nov 8 2009, 10:13 AM
Resuite : TOUT DEPEND DU GENRE DE CAMP....
Les membres du parti communiste français le savaient mais il ne fallait pas "desesperer Billancourt". Ils justifiaient l'invasion de l'Afghanistan tandis que G Marchais trouvait "le bilan du communisme globalement positif". Il était aussi borgne que l'autre au FN.

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0deladeule a écrit le Nov 8 2009, 10:09 AM
Suite : TOUT DEPEND DU GENRE DE CAMP OU ON VOUS ACCUEILLAIT;
La Shoah multipliée par 10 et aucun monument pour les victimes. Irriter Poutine ou le president chinois, impossible. De son côté, le nazisme etait une ideologie perverse par nature. Ce qui n'a pas empêché Staline et Hitler de s'entendre en 1939. ET des deux côtés, les trains suivaient l'Armée Rouge ou la Wehrmacht pour rafler tous les opposants... ou les Juifs pour les emmener dans des camps. A 9 ans, dans la colo de la paroisse, notre moniteur etait un seminariste coréen qui avait fui son pays. Un an plus tard, c'etait Budapest et l'arrivée d'un élève hongrois au collège. En 63, à 17 ans, avec les MJC visite de Berlin Est. J'ai laissé mon blue jeans à mon correspondant, né en janvier 45 dans un wagon de refugiés fuyant l'Armée Rouge, le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. Quelques mois plus tôt, la police de la frontière avait laissé mourir Peter Fechter, 17 ans accroché aux barbelés du SchandMauer, le mur de la honte. C'était ça la RDA. Les membres du Parti Commun

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0deladeule a écrit le Nov 8 2009, 10:07 AM
TOUT DEPEND DU GENRE DE CAMP OU ON VOUS ACCUEILLAIT;;;
Monsieur Froissart a eu une experience bien particulière du système communiste. Il a bénéficié des faveurs du regime est allemand. "Les camps de pionniers, c'était très agréable" nous dit il; Des dizaines de millions de personnes dont bon nombre, fidèles membres d'un parti communistes, ont passé des années dans d'autres camps, au Goulag ou bien elles ont été abattues par le NKVD, "la Gestapo" russe. Les Nazis presentaient à la Croix Rouge le bonheur des Juifs dans un autre camp, celui de Teresienstadt. La RDA jouait le même rôle. Des milliers de jeunes Français s'y sont laissés prendre. Des camps, toujours des camps. Chanter le bon vieux temps des camps de la RDA est irresponsable. La seule difference entre le communisme et le nazisme, c'est que si l'idée communiste etait admirable dans les livres, son application a fait des dizaines de millions de morts en Russie, en Europe de l'Est, en Chine. La Shoah multipliée par 10 et aucun monument pour les victimes. Irriter Pout

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Patryck Froissart a écrit le Nov 8 2009, 07:51 AM
Parti pris
Ainsi, tous ceux qui ont trouvé des aspects positifs en RDA sont, d'après cet article, "ceux qui n'ont rien vu", alors que ceux qui délivrent des souvenirs négatifs sont ceux qui ont eu une claire vision des choses... Affirmer cela dérive d'un parti pris fondé sur des clichés et des présupposés! Pour ma part, j'ai effectué plusieurs séjours en RDA, y compris dans des camps de pionniers. Je crois avoir bien observé, bien analysé, bien écouté. J'y ai passé des moments très agréables. J'affirme que les conditions de vie y étaient bien meilleures, à milieu équivalent, que celles que je connaissais dans mon coron... J'ajouterai que nous avions, certes, en France, plus de liberté, mais que nos revenus ne nous permettaient pas d'en profiter!

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