Emploi fictif présumé de Lyne Cohen-Solal : pour le parquet, il n'y a pas eu d'infraction
Publié le jeudi 15 octobre 2009 à 06h00
Un non-lieu général a été requis dans l'affaire de l'emploi fictif présumé de Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe PS du maire de Paris, dans laquelle elle avait été mise en examen avec Pierre Mauroy et son directeur de cabinet Bernard Masset.
Pierre Mauroy avait été mis en examen le 20 juin 2008 pour « détournement de fonds publics », concernant des faits datant de 1992, alors qu'il était président de la communauté urbaine de Lille.
L'affaire est issue d'une plainte en juin 2000 d'Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, qui avait fait valoir qu'en même temps que le poste d'attachée de presse de la communauté urbaine, Mme Cohen-Solal avait occupé pendant dix mois celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS « Vendredi », à Paris. Le salaire concerné représentait 19 000 E.
Mme Cohen-Solal avait de son côté été mise en examen pour « recel » de détournement de fonds publics en 2004, alors que le directeur de cabinet Bernard Masset l'avait été pour « complicité », quelques jours après Pierre Mauroy.
Cette affaire avait connu de nombreux aléas judiciaires, puisque les faits avaient été considérés comme prescrits par certaines juridictions.
Décision avant la fin
de l'année
Le parquet a estimé dans ses réquisitions que l'infraction n'était pas constituée, l'activité d'attachée de presse pouvant être exercée à distance. La décision du juge d'instruction de non-lieu ou de renvoi devant la justice est attendue avant la fin de l'année.
Pierre Mauroy avait de son côté justifié le salaire accordé par la communauté urbaine à Mme Cohen-Solal en soulignant que cette dernière avait alors « parfaitement rempli sa mission » de promotion de la métropole lilloise.
Il avait noté que cette affaire avait été déclenchée dans un contexte d'affrontement politique de Lyne Cohen-Solal avec le maire du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi. Ce dernier a été condamné depuis - en mai dernier - à dix mois de prison avec sursis, 10 000 E d'amende et trois ans d'inégibilité pour une affaire de faux électeurs, à la suite d'une plainte de son adversaire.
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