Diana Krall : sensualité tranquille, sobriété maîtrisée
Publié le jeudi 01 octobre 2009 à 06h00
Elle se glisse dans la pénombre comme un orage d'été, douce et pure comme une pluie caressante. Marque le décompte. Claque dans ses doigts pour insuffler le rythme.
Diana Krall, c'est une star du jazz. Donc légèrement décriée par les puristes. Pourquoi ? Parce qu'elle fait le miel de l'industrie du disque.
Elle exprime une sensualité tranquille à travers le piano. Et offre ici une relecture sophistiquée de quelques standards (Let's fall in love , Deed I do), auxquels s'ajoutent des bossas du répertoire brésilien (Quiet nights). Idéal pour trouver son quota de notes bleutées et de subtilités harmoniques. Parfait pour s'abandonner dans une sorte de refuge douillet. Les chansons donnent un sentiment de clarté, d'autorité, d'intimité, quelque chose de réconfortant pour l'esprit. Elles auraient mérité de résonner dans une salle à dimension plus humaine. Pas un Zénith.
La voix de Diana Krall fait tout son charme. Elle est de soie, avec un grain qui emballe. Son groupe (guitare, batterie, contrebasse) a de la chaleur et les chorus s'enchaînent avec autant de naturel que d'émotion libérée.
Entre les morceaux, quelques digressions verbales. Une nouveauté. Diana Krall confie qu'elle est venue en famille. Son mari, le célèbre Elvis Costello, et ses deux enfants, les jumeaux Dexter et Frank, la couvent du regard. Elle enchaîne sur I've grown accustomed to his face, d'une extrême lenteur.
En rappel, le vaporeux The boy from Ipanema. Impeccable. Peut-être trop. Manque ce petit supplément d'âme pour être totalement renversé.
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PATRICE DEMAILLY


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DJP : Ca sent ''l'aigritude''
Abde : Elle va diviser aux legislatives entre le front Aubry...
sam agace : Pauvre Slimane, Martine Aubry n'est pas ministre. C'est...
sirius59 : C'est comme pour "le reste", plus c'est gros plus ça passe...